3 apprentis du CFA de Roville-aux-Chênes aux Olympiades des métiers

B.Boulay 16 février 2017 0
3 apprentis du CFA de Roville-aux-Chênes aux Olympiades des métiers

La finale nationale des Olympiades des métiers se déroulera à Bordeaux du 7 au 11 mars prochain. Près de 850 jeunes, vainqueurs des sélections Grande région, vont concourir dans une compétition réunissant près de 50 métiers de l’artisanat. 3 d’entre eux sont issus du CFA de Roville-aux-Chênes et s’y entraînent dur cette semaine. Lucas Meyer et Cédric Clauss concourent en Aménagements paysagers et Perrine Hinderer en art floral.
Lucas Meyer et Cédric Clauss participeront dans la catégorie Aménagements Paysagers. Lucas Meyer est salarié de JL Paysage et Cédric termine une licence de gestion. Ils ont passé allégrement les sélections locales inter-écoles, Alsace, Lorraine et Grand Est. Ils font équipe depuis le début de l’aventure il y a 2 ans. « C’est beaucoup de travail et de motivation« ,  souligne leur coach et formateur Gilles Bento qui fera partie du jury national.

De l’occident à l’orient

La motivation, ils l’ont ! Ils ont déjà passé les autres étapes et sont près du but. Ils devront réaliser un jardin de 25m2 qui lie le style oriental d’Abu Dhabi (finale internationale aux Émirats arabes) au style occidental de Bordeaux. Il devront organiser des pavages, des espaces rectilignes parfaits, et des jeux d’eau. « Le style oriental jour de la symétrie et des canaux d’eau. La touche française, c’est le pavage et le bassin », précise Gilles Bento.

La technique doit être parfaite

« La mesure est au millimètre près, l’alignement est vérifié au laser », insiste le formateur. Donc même s’ils ont déjà une bonne maîtrise de la technique, ils s’entrainent dur pour être au top. En 2 sessions de 5 jours, ils font et repèrent leurs erreurs pour les corriger. Il y aura aussi une porte d’Orient à réaliser mais là-dessus, c’est le mystère ! Ils auront les données au dernier moment et devront réaliser en improvisation. « C’est la partie libre de l’agencement des plantes qui fera la différence. C’est là que le coté artistique se révèlera ».

Gérer les contraintes

Lucas Meyer confie avoir un faible pour les graminées, les nuances de vert rehaussées d’or. Ses préférences vont à l’authentique, mais il essaie de concevoir l’aménagement en rapport avec le style du bâtiment, rustique pour une vieille ferme, contemporain et éthéré pour une construction moderne. La tendance est plutôt aux vivaces et aux couleurs douces, mais on décline encore beaucoup de minéral, pavage ou ardoise et les règles de l’art sont parfois mises à mal par le marché. Les gens cherchent le moindre coût avec des enrobés et l’entretien minimal avec le gazon synthétique.

S’isoler dans sa bulle pour la performance

Pas évident de faire avec la multitude de matériaux, qu’on ne sait pas comment gérer et les tendances ou les couleurs qui changent tous les ans et demi ! Mais ils s’adapteront. « C’est stimulant, s’enthousiasment les 2 candidats. A ce niveau, on a envie de se dépasser et de faire encore mieux. Tout le monde ne peut pas le faire. Il faut utiliser cette émulation, puis s’isoler dans sa bulle pour réaliser et ça nous oblige à la rigueur et à un travail de qualité. Il y a de l’exigence et ça donne la pêche ! On a vraiment envie d’y arriver ! ».

Une motivation qui donne la pêche !

Une détermination qui dope le formateur : « C’est super d’avoir des jeunes qui ont envie de se dépasser. Ils prennent sur leurs congés et s’y donnent à fond !« . Pas belle la jeunesse  ? Qu’ils arrivent au bout ou pas, ils font d’ores et déjà partie des meilleurs !

Savoir tout faire

En Art floral, Perrine Hinderer tentera de compléter un brillant palmarès. Déjà sacrée Meilleure Apprentie de France, Perrine s’entraîne d’arrache-pied avec Sylvia Davot, sa formatrice : »Il faut savoir tout faire pour les concours ». Posée, Perrine exécute une couronne mortuaire avec des bandes de fleurs colorées et contrastée. Elle décline les orangées et pourpres, qu’elle entrecoupe de vert feuillage. « Ce qui paye c’est la maîtrise et la stabilité », commente la jeune fleuriste.Pas question de tenter dans ce cadre une oeuvre farfelue ou non maitrisée, il faut assurer !

Gérer son stock de fleurs

Pourtant, Perrine aime bien réaliser des choses fines comme les bijoux ou les bouquets sur structures, mais le métier, c’est aussi gérer son stock de fleurs. « Il se peut qu’on leur demande en fin d’épreuve de réaliser un bouquet avec ce qu’il reste et là ce n’est pas évident car il n’y a plus grand choix », remarque la formatrice. Ce matin, Perrine a réalisé un bouquet boule presque parfait. Quelques feuilles sont un peu plus enfoncés, un détail à corriger, tout doit être nickel et pouvoir durer suffisamment.

Une force tranquille

Pour l’originalité et la créativité, elle a prouvé qu’elle se débrouillait bien ! Elle s’est qualifiée loin devant les autres. Perrine y va au feeling et avoue que tout est source d’inspiration. Mais elle a surtout une force tranquille qui lui permet de ses souvenir des bonnes choses au bon moment. En y ajoutant un soupçon d’audace, elle pourrait bien « scotcher » le jury en attendant d’ouvrir sa boutique et de travailler dans l’événementiel.





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