ADMR : « Ne tirez pas sur l’ambulance ! »

B.Boulay 12 octobre 2012 0
ADMR : « Ne tirez pas sur l’ambulance ! »

Alain Rocheteau, directeur de la fédération ADMR d’Epinal,  qui se trouvait à Paris et n’avait pu être joint, nous fait part de ses réactions face à la mobilisation des agents de service de Mirecourt.

 Tout d’abord, Alain Rocheteau regrette cette mise en cause de la gestion associative. « Elle a fait ses preuves en 60 ans et a créé des milliers d’emplois !», défend-il de manière véhémente. Pour lui, l’origine du conflit provient surtout du retard dans l’application de la convention collective et dans l’amélioration des conditions de travail. « La direction de  l’ADMR a signé ces accords collectifs et le blocage se situe au niveau des instances nationales. Nous n’y sommes pour rien et les salariés devraient faire pression sur les autorités décisionnaires et non pas sur le plan départemental ».

Que chacun respecte ses engagements

Certes, les salariés ADMR dénonçaient un ensemble de difficultés, dont les problèmes de salaire, de récupération d’heures, de missions portées ou non dans les contrats.

Mais elles remettaient également en cause une organisation qui l’a montré en août, était insuffisante pour gérer les imprévus. Et quand le bien être et la vie de personnes fragilisées en dépendent, ce n’est plus anodin !

« Oui, il est possible d’anticiper les imprévus et mettre en place des procédures au cas où l’organisation prévue  serait remise en cause. La question sera étudiée. Mais il y a déjà des solutions, argumente-t-il. Les personnes en maladie doivent prévenir tout de suite et ne pas attendre les 48h légales pour informer l’association. Si chacun respecte ses engagements, ça devrait bien se passer et permettre d’organiser correctement les remplacements ».

Problèmes montés en épingle

Pour lui, les problèmes peuvent se résoudre et il s’engage à ce que les rôles de chacun soient bien clarifiés dans les contrats. « Ce n’est pas du mépris vis à vis des salariés », assure-t-il.

Mais cette montée en épingle des difficultés lui semble préjudiciable. « C’est dommage par rapport à l’engagement associatif. La CGT va un peu loin. C’est regrettable ! il y a eu des ratés. Cinq personnes étaient en arrêt maladie en période de congés, c’est énorme et c’est dur à gérer. L’entraide entre les Unions locales est difficile en juillet et août parce qu’elles sont elles-mêmes en effectif réduit du fait des congés. Le président ou le trésorier de Mirecourt peuvent être appelés en cas de problèmes. Quand le président a été interpellé lors de la mobilisation, il a été déstabilisé. Il n’a pas l’habitude de gérer les conflits. Une association n’est pas une entreprise, et si elle doit avoir les mêmes règles d’efficacité, elle a aussi d’autres valeurs humaines ».

Que l’ambulance soit révisée

Mieux vaut une ambulance que pas d’ambulance du tout, mais si elle ne roule pas et ne donne pas les premiers soins, elle n’est d’aucun service. Il faut effectivement une ambulance qui fonctionne. Et Alain Rocheteau en convient. Il s’engage à voir dans le mois avec les salariés et les administrateurs, comment la remettre sur la route avec toutes ses capacités.

Alain Rocheteau regrette que la gestion associative ait été remise en cause

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