Brouvelieures – Aider les personnes à vivre leur deuil …

B.Boulay 31 mai 2016 0
Brouvelieures –  Aider les personnes à vivre leur deuil …

Annick Daval et Michel Grandjean créent un accompagnement pour  les personnes qui ont vécu un deuil, pour les aider à surmonter l’épreuve et à poursuivre leur route. Ces groupes accueilleront à partir de septembre 6 à 12 personnes pour une douzaine de séances.

 
La mort est taboue. On l’ignore, on la fuit, on la cache. Mais sa réalité constitue un choc, une rupture, quelque chose d’incompréhensible, qu’on refuse d’une manière ou d’une autre. Perdre quelqu’un est douloureux : l’autre nous manque … On le vit en silence, s’imaginant toujours être « assez fort » pour s’en sortir tout seul, mais on en sort brisé.

Traversés par des émotions submergeantes

C’est un traumatisme, dont les répercussions se font sentir tout au long de notre vie. Faire le deuil de tout ce qui ne pourra plus être réalisé avec l’autre, ne vient pas du jour au lendemain. On se retrouve seul, impuissant et démuni devant l’inexorable. Les émotions s’emparent de nous et se succèdent : déni, colère, sentiment d’injustice, culpabilité …

Il faut 2 ans en moyenne…

L’énergie est mobilisée à trier les souvenirs, à s’interroger sur le sens du passé et de l’avenir, à se questionner sur ce qui reste de cette tranche de vie qui vient de se terminer. Et puis après un passage où l’on a l’impression d’être passé dans une lessiveuse, la vie reprend ses droits. Plus rien n’est comme avant, mais le rire et les projets refont surface. Une autre relation s’établit avec le souvenir de l’autre. Il faut en moyenne deux ans pour vivre un deuil.

Une antenne à brouvelieures

« Nous sommes deux bénévoles de l’association ASPensemble Vosges (soins palliatifs), et lors d’une formation, nous avons pu nous rendre compte qu’il n’existait aucun groupe d’entraide aux personnes endeuillées sur les Vosges », explique Annick Daval. Après une formation étalée sur 2 ans à Paris auprès de la Société de Thanatologie et de la Fédération Européenne « Vivre Son Deuil », l’antenne est prête à être constituée à Brouvelieures, dans une salle mise gracieusement à leur disposition par la municipalité.

Une douzaine de rencontres sur 10 mois

« Ce groupe fonctionnera en groupe « fermé », constitué de 6 à 12 personnes endeuillées -toujours les mêmes- sur une douzaine de rencontres de 2h. Elles s’étaleront de septembre 2016 à début juillet 2017″, précisent les accompagnateurs. Les personnes endeuillées depuis au moins 6 mois seront intégrées au groupe après avoir été entendues en entretien préalable (1 voire 2, en cas de doute), pour déterminer si l’entraide sous forme de groupe leur convient, et si elles y sont prêtes. Si ce n’est pas le cas, elles seraient orientées vers un professionnel.

Un observateur et une séance de supervision

« Nous avons établi un contrat moral cadrant le fonctionnement du groupe, stipulant quelques règles incontournables telles l’assiduité, la confidentialité, la bienveillance etc….. » Ces rencontres seront co-animées par Annick Daval et Michel Grandjean, en présence d’un « observateur » lui-même bénévole de l’association et ayant déjà accompagné des groupes au sein de l’association Pierre Clément à Metz. « Après chaque rencontre, nous  nous prêterons à une « Supervision » obligatoire auprès d’une Psychologue pour savoir si nous sommes dans « la parole juste » et « l’écoute bienveillante ».

Contact : 06 81 93 79 50 ou 06 36 76 90 13 – deuil@aspensemble.com.

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