Candidature Franco-Belge des sites du front ouest pour un classement au patrimoine mondial

B.Boulay 2 mars 2017 0
Candidature Franco-Belge des sites du front ouest pour un classement au patrimoine mondial

La France et la Belgique présentent ensemble une candidature pour classer 134 sites de mémoire de la première guerre mondiale. Dans les Vosges, 3 sites sont concernés : la nécropole de la Fontenelle, la nécropole de la Chipotte, la nécropole des Tiges. Ce serait la première reconnaissance de sites mémoriels de la grande guerre !

Le dossier est porté par l’association « Paysages et sites de mémoire de la Grande Guerre « . Il a été déposé le 30 janvier auprès du Comité de l’Unesco. Il comprend 94 sites français dont 3 sites vosgiens et 40 belges sur la ligne du front ouest qui va du Haut Rhin à la Frontière des Pays Bas. Ce sont des lieux de mémoire de la grande guerre qui traversent 13 départements. La décision  devrait être rendue en juillet 2018.

Une réponse humaine à l’inhumanité de la guerre

Les sites funéraires et mémoriels témoignent des morts massives des soldats au combat, du caractère industriel de la Première Guerre mondiale. Ces soldats tombaient, tous égaux devant la mort, quelle que soit leur religion ou leur camp et cette mémoire funéraire est une réponse humaine et universelle à l’inhumanité de la guerre.

Un caractère international

Les mémoriaux gardent le souvenir des combattants dont le corps n’a pas été retrouvé ou identifié. Ils traduisent le caractère international du conflit, tout comme la candidature franco-belge. Ils rappellent toute la souffrance de la guerre et l’apaisement porté par ces lieux de recueillement et de mémoire soigneusement entretenus par les civils.

Mieux faire connaître cette histoire

Une reconnaissance permettrait de valoriser ce patrimoine et cette partie de l’histoire, de mettre des moyens plus importants pour la faire connaitre aux populations et aux scolaires, qui ne connaissent plus la guerre qu’à distance. Elle permettrait d’améliorer les conditions d’accueil et de transmission de cette histoire, d’inclure des circuits touristiques.

Il y a tout pour faire !

« Il y a tout pour faire, commente William Mathis, conseiller départemental, les sites sont là, plutôt bien conservés. Il y a un vrai  potentiel et un engouement local pour valoriser ce patrimoine. Il faut s’engager à pérenniser et valoriser en mettant an place une véritable stratégie ». Des travaux de rénovation sont prévus sur la nécropole de la Chipotte en 2018. Cette rénovation est plutôt un atout.

Plus de 10 000 passages en 2016 à la Chipotte

Prévus en 2017, les travaux ont été retardés, pour que les emblèmes puissent être refaits en grès rose local. « Le site a enregistré plus de 10 000 passages en 2016, explique le président de la Communauté de communes de la région de Rambervillers, Alain Gérard. Quand on voulu redonner un peu de vie à cet endroit, on ne s’attendait pas à une telle affluence ». Par contre, le site des Tiges n’a pas de document de communication et il va falloir s’y atteler.

Impliquer la population

Si sa valeur universelle exceptionnelle est reconnue par l’Unesco, le bien dans toutes ses composantes pourrait bénéficier d’une inscription au patrimoine mondial de l’humanité en juillet 2018. « Il va falloir mettre le paquet, informer la population pour que ça ne soit pas qu’une affaire d’experts, mais que la ligne du front ouest ait un intérêt populaire. L’implication des bénévoles est fondamentale ! », insiste un historien.

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