Capavenir – Serres en perspectives !

B.Boulay 25 février 2017 0
Capavenir – Serres en perspectives !

Vendredi matin, les jardins de Cocagne inauguraient leurs nouvelles installations : Hall technique, chambres froides et immenses serres chapelles (15 tunnels sur 8500m2). Impressionnant !

Les jardins ont 20 ans et préparent l’avenir. « Il y a de l’émotion à voir le chemin parcouru, témoigne Alain Ponticelli, vice-président. Voilà 3 ans qu’on travaille vraiment sur le projet. La production a été multipliée par 4. On a investi pendant 20 ans avec nos simples moyens, mais on a besoin de se projeter dans l’avenir ».

60 salariés et 1200 adhérents

Les premiers paniers ont été distribués il y a 22 ans en 1995 à l’initiative du maire de l’époque Bernard Juteau. Aujourd’hui, les Jardins comptent 60 salariés, 15 permanents et 45 salariés en contrats aidés, 49 bénévoles et 1200 adhérents. 13ha sont cultivés, dont 1,5ha sous tunnel et les Jardins produisent 60 variétés de légumes Bio.

Développer des crudités épluchées et préparées

Les nouvelles installations sont toute de plain pied. Le hall technique (2850m2) permet l’utilisation de machines et d’outils à la pointe. 4 chambres froides sont aménagées et maintenues à des températures idéales pour la culture (pleurottes, Shi také sur paille et endives) et la conservation des denrées, (paniers et pommes de terre). « Cet équipement constitue une première phase. La seconde étape sera d’améliorer le pôle transformation et distribution. Le projet intègre une salle de transformation pour la choucroute et il est prévu de développer des crudités épluchées et préparées ».

Des serres bien isolées

La serre est isolée par une double paroi gonflable qui permet de moduler la température. Sous le soleil, la température peut monter à 22°C et même jusque 33°C, par moins 15°C, elles restent près de zéro et deviennent positives en journée. « Nous avons un brassage d’air important pour éviter que la pourriture ne s’installe, car nous sommes en culture Bio. Avec la serre isolée, nous allons gagner en diversité de variétés et précocité ». Lors de la visite,  le déluge de pluie qui se déchaînait à l’extérieur, n’en a fait que plus apprécier l’étanchéité des serres !

Un vaste champ d’expérimentation

La raison d’être des Jardins est l’insertion des personnes éloignées de l’emploi. « Avec les priorités de compétitivité, beaucoup se retrouvent exclus, confirme François Merle de la Direccte. L’insertion par l’économique est un moyen efficace de retrouver une  capacité de consommation et sa place dans la société ». En développant leur champ d’activité, les Jardins de Cocagne offrent aux personnes en insertion, un champ de formation et une polyvalence intéressante, qui seront de vrais atouts. »On peut parler comme Charles Trénet, d’un jardin extraordinaire … »

Un lieu de vie qui favorise le lien social

Le projet a été approuvé par 2 noms du développement durable, Pierre Rabhi et Jean-Marie Pelt. Il permet de développer la production bio et de travailler en circuits courts. « Les jardins portent une démarche solidaire pour accompagner les personnes vers l’autonomie. Ils sont devenus un lieu de vie qui favorise le lien social et permet à tous types de public de se croiser« , constate le maire Dominique Momon. « C’est un vrai défi à relever, insiste Alain Roussel, vise président du département chargé de l’insertion, et aux Jardins de Cocagne, il y a une vraie dynamique et un réel savoir faire ! ».

Un équipement de 2,5M€

Le coût du projet s’élève à 2,5M€ avec un emprunt qui représente 64,5% de la somme, des fonds propres pour 19, 6%, une subvention des collectivités de 13,4% (150K€ de la région et 100K€ du département) et l’aide des Fondations pour 2,5%. « Je remercie les fondations, qui sont venues compléter ce financement, parce que les derniers kilomètres sont toujours les plus difficiles », poursuit Frédéric Fresneau, directeur. Michel Heinrich a proposé d’y ajouter une aide prise sur sa réserve parlementaire.

Je n’ai jamais vu un truc pareil !

« C’est la 3e fois qu’on soutient les Jardins de Cocagne, précise Sophie Ricordel de la Fondation agir pour l’emploi d’EDF, mais je n’ai jamais vu des installations pareilles ! Je suis fière de vous amener un chèque de 25 000€ qui vient des salariés du groupe. 14 000 salariés ont fait un don et pour 1€ d’un salarié, le groupe met 2€ ».

Je m’extasie …

« J’étais au courant du projet mais je m’extasie devant la qualité des équipements. Je ne m’attendais pas trouver des installations de cette ampleur !, renchérit Michel Heinrich, président de la communauté d’agglomération d’Épinal. La CAE a accepté de cautionner cet emprunt, parce que nous connaissons le travail réalisé. Ce projet, c’est du développement local, du développement durable et de l’insertion sociale et professionnelle ! Que de chemin parcouru ! Mais tout repose sur les adhérents. L’objectif est de gagner 4 à 5 adhérents par semaine. « . Alors si vous n’avez pas votre adhésion pour un panier hebdomadaire de légumes bio, c’est le moment !

 

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