Des élus se forment sur le SCOT

B.Boulay 17 décembre 2017 0
Des élus se forment sur le SCOT

Le schéma de cohérence territoriale (SCOT) est le projet qui définit la stratégie d’aménagementr durable et les actions prioritaires d’un territoire. mais avec les évolutions de périmètre, les élus ont parfois du mal à y voir clair !

80 maires seront formés. Normalement les périmètres des territoires ne devraient plus bouger pendant 5 ans. c’est ce qui était annoncé au Congrès des maires à Paris. Les territoires ont donc les moyens d’organiser leurs choix stratégiques à la carte en fonction de leur territoire. Un seul interdit : une intercommunalité ne peut pas être sur 2 Scot.

A l »Ouest, la carte est vierge

Dans les Vosges, succintement, le massif vosgien est couvert par le Scot Est excepté Rambervillers qui constitue une zone blanche tournée entre Épinal et Nancy. Le scot des Vosges centrales couvre la Communauté d’agglomération d’Épinal et de Dompaire-Mirecourt. À l’Ouest, la carte est vierge. Bruyères se trouve entre les bassins de vie d’Épinal et de Saint-Dié.

Un destin commun

« L’élaboration d’un Scot se fait sur 2 ou 3 ans et constitue un vrai vécu partagé avec des gens qui ne se rencontraient jamais, explique Pascal Taton, directeur de Scalen. Les élus et les acteurs écrivent le destin commun d’un territoire. Où va-t-on en matière de population, d’emplois ? C’est une véritable aventure politique, une procédure d’avenir placée entre les mains des élus ».

Aujourd’hui, les choix du Scot s’imposent

« Au niveau du massif vosgien, l’Alsace a été plus vite que les Vosges. Elle a créé plein de peitits Scot qui ont plus des logiques de vallées que de l’e,tité du Massif vosgien, analyse-t-il. Aujourd’hui, les documents d’orientation du Scot s’imposent. Ils déterminent les échelles de mobilité des personnes, de rayonnement des équipements, les priorités santé, formation, services…« .

Maîtrise du foncier

Aujourd’hui 94% des déplacements se font dans le même territoire, ce qui prouve que le préimètre est pertinent. Il représente bien le bassin de vie des populations. Le Scot analyse les problématique de l’étalement urbain. Pourquoi a-t-on besoin du foncier ? Y-a-t-il des alternatives ? Quand on crée une zone d’activité, si au bout de 5 ans il n’y a toujours pas d’installations, cette zone est-elle pertinente ?

Un équilibre entre développement urbain et rural

« Le scot des Vosges centrales a été un des premiers scot de France. Il y est allé et a expérimenté. Il est en révision pour réajuster. Avec la réorganisation territoriale, les Scot sont rattrapés par les EPCI. Avec ces 110 000 habitants, le Scot centrale passe d’une réalité urbaine à une réalité fortement rurale. Il faut revoir les équilibres urbains/ruralité. Elle fait l’apprentissage de la diversité. C’est un atout, parce qu’il y a des complémentarités, mais c’est plus complexe. Il faut travailler sur le dialogue qui s’établit ».

Objectif N°1 : l’attractivité

Les compétences de la région ont également changé la donne. Le Scot devient une instance entre le SRADDET (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) et les EPCI (établissement public de coopération intercommunale). La transition énergétique et la protection de l’environnement s’imposent car on allait vers une dégradation préjudiciable. Maîtriser le foncier, reste un objectif fort et l’attractivité passe en tête des priorités. Le Scot est créé comme un outil de maitrise du développement durable.

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