Épinal – En 2018, l’investissement retrouve du souffle !

B.Boulay 22 décembre 2017 0
Épinal – En 2018,  l’investissement retrouve du souffle !

Le budget 2018 s’élève à 68,39M€ avec 51,62M€ en fonctionnement et 16,77M€ en investissement, dont 11,3M€ de travaux (soit 1,29M€ de plus qu’en 2017). Toujours en maintenant un niveau de services équivalent à l’ année précedente et sans impôts supplémentaires. Le budget a été adopté avec 5 absentions et 1 voix contre.

Au niveau des recettes, le produit fiscal augmente de 170K€ suite à l’augmentation des bases de calcul et les subventions sont en hausse 120K€. Les dotations d’État restent stables cette année. Par contre les dotations de compensation perdent 20K€ et les recettes de services baissent de 370K€. Le global des recettes se monte donc à 51, 62M€, soit une baisse de 310K€ par rapport à 2017.

Une masse salariale contenue

Le niveau d’épargne brut qui permet l’autofinancement des investissements est à 6, 28M€. Les intérêts versés pour les emprunts sont en hausse de 60K€, mais la ville est en renégociation pour les réduire. Les charges de personnel augmente de 0,18% pour 739 temps plein, mais ça implique de ne pas remplacer tous les départs en retraite. 7 postes ne seront pas remplacés.

Même montant de subventions aux associations

Les dépenses des services sont en baisse de 310K€, mais la ville a conservé pratiquement le même montant pour les subventions versées aux associations (4,12M€ en 2018 contre 4,08M€ en 2017). Pour pouvoir augmenter sa capacité d’investissement, elle contractera un nouvel emprunt en 2018 de 5,47M€. Sur les 11, 30M€ d’investissement, 9, 68M€ sont consacrés aux travaux. La moitié sera investie sur des projets structurants, l’autre moitié en entretien.

Principaux chantiers

Dans les investissements structurants, il y a la poursuite de la rénovation des écoles Ambrail et Paul -Émile Victor prévue sur plusieurs exercices. Ils étaient prévus sur 2 ans , ils le seront sur 3 exercices. Et la sécurisation de toutes les écoles spinaliennes qui se poursuit. Il y a des voiries : rues Bel Air, Anatole France, Abel ferry, carrefour avenue des Villes de France, la sécurité incendie et l’allée des Tamaris. La requalification des places de l’Âtre et Edmond Henry est comprise dans ce programme pour 2,34 M€, ainsi que le giratoire de la déchèterie Razimont et l’accessibilité.

Les travaux d’entretien

5M€ seront consacrés au sport et jeunesse, à l’informatique et au matériel pour les manifestations, 326K€ pour le label site remarquable, 860K€ pour la zone Laufremont et les quartiers Saint-Michel et 4 nations. Le reste sera pour l’entretien des bâtiments, le chauffage, l’éclairage, les vitrines, la voirie et les trottoirs. L’investissement pour l’assainissement représente 715K€ et l’eau 930K€.

 

Les opposants en veulent à l’État

Jean-ClaudeLacour, représentant PC, a voté contre par solidarité pour la menace qui pèsent sur les villes qui augmentent leurs dépenses de plus de 1,2%. « Ça pourrait être nous demain,  nous n’acceptons ni l’austérité, ni la mise sous tutelle ! ». Il dénonce la perte de 35% des ressources pour les communes, la suppression des emplois aidés, la mise en péril des offices publics de logement, une loi des finances dévastatrice, et demande au gouvernement d’augmenter le montant de la rénovation urbaine de 6 à 10 M€. Une position sur laquelle le maire pourrait le rejoindre s’il avait voté le budget !

Rembourser complètement la dette aujourd’hui serait une erreur

Les opposant PS et FN émettent des réserves sur la manière d’arriver au résultat et la reprise d’un emprunt. « Les taux sont très bas en ce moment, rembourser ne nous rapporterait que 20K€. Nous avons préféré investir et garder le même niveau de service. La chambre des comptes considère que rembourser sa dette en 12 ans est très bien. Nous avons prévu de rembourser en un peu plus de 6 années.Notre endettement est fort mais bien géré« , explique Michel Heinrich.

Épinal résiste !

La ville bouclera son budget sans toucher à la réserve provisionnée de 1,15M€ depuis 2015qu’elle garde pour 2019.  « Une ville qui n’investit pas est une ville qui meurt », déclare Michel Heinrich, maire d’Épinal. Mais Épinal vit, même si le budget représente un véritable casse-tête et que les leviers auront bientôt tous été actionnés ! Cette année, ça passe !

 

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