Épinal – Fred Calmets fait le mur !

B.Boulay 9 septembre 2016 0
Épinal – Fred Calmets fait le mur !

Fred Calmets prend la suite de Dan23 et laisse sa trace sur le mur du Street Art. Une trace plus dure, moins sensuelle, qui renvoie l’humanité à ce qu’elle fait de la planète. La vie ou la mort ? Pile, tu gagnes, face, tu meurs. Perdu dans sa combinaison protectrice, seul au milieu des autres, l’homme parviendra-t-il à sauvegarder son âme ?

Une nouvelle forme d’art urbain, plus brut de décoffrage. Le vert sombre du fond pose la froideur du questionnement. Mais où va le monde ? A sa perte ? L’homme en tient encore le fil, à moins qu’il ne soit explosif ? Les contrastes de couleurs vous sautent à la figure, non pas parce qu’ils sont agressifs mais parce qu’ils suggèrent un monde qui se perd, froid.

Les « chaud-froid » dégoulinants

Le cadre verdoyant a inspiré l’artiste qui a saisi l’harmonie du vert mais l’a détourné. Ici, ce n’est pas la sérénité mais plutôt l’absence de vie qu’on perçoit; Le rose et le mouvement des plis des combinaisons isolantes ravive ce chaud-froid, un peu comme une douche … Et le noir finit d’y mettre la touche inquiétante. Le vert plus vif dégouline. On pense à Fukushima … aux nettoyeurs.

Je veux interpeller

« Nous vivons à une époque où l’humain intervient sur la planète plus vite que les rythmes naturels et c’est super flippant, avoue Fred Calmets. On détruit notre maison, ce qui nous fait vivre. Je veux interpeller, questionner pour que quelque chose se passe. Ce qui fait le fil rouge de mon oeuvre, c’est l’humanité son avenir, ses choix, son rapport à la vie et à la mort ».

Un format où la peinture s’impose

2 jours de travail, « pour créer des ouvertures de lecture« . « J’ai une scène et pas de mobiles« , décrit l’artiste. C’est révélateur ce langage du meurtre …  A l’aise avec le format XXL, il a été à bonne école en commençant dans la rue par le  Tag et du graffiti . »J’aime travailler en grand format pour que la peinture s’impose, domine et crée une réaction et le recul, je l’ai dans la tête ! ».  Si le monde va à vau-l’eau, la performance, elle, tient la route.

http://www.fredcalmets.com/

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