Festival de Gérardmer – Miss Zombie prend la tête, mais « The Babadook » cartonne en série

B.Boulay 3 février 2014 0
Festival de Gérardmer – Miss Zombie prend la tête, mais « The Babadook » cartonne en série

Fin des réjouissances pour le Festival du film fantastique ce dimanche avec un palmarès de 4 films en tête des longs métrages,  « Miss Zombie » sacré Grand Prix , « the Babadook qui rafle 4 prix à lui tout seul et The voice thief, Grand Prix du court métrage. « Eve » capte une « mention speciale ».

Après 4 jours de noirceurs magnétiques, le public se manifeste. Bruitages et accompagnements vocaux fusent à l’annonce des résultats.

4 prix  dont celui du jury ex-aequo

Miss Zombie décroche le gros lot, mais Babadook fait la surprise avec 4 prix, celui du jury Jeunes, celui de la critique « qui a aime le même film que les jeunes, pour la finesse de l’approche psychologique, la qualité de l’interprétation qui fluctue en fonction des scènes, les images sur le réel et la bande son », le Prix du public et le Grand prix ex-aequo.

Interprétation magistrale

Tous saluent » l’interprétation magistrale, sublime« . L’actrice Essie Davis, jouait déjà dans « Isolation », Grand prix du festival 2006. « On ne surmonte pas un deuil, on l’apprivoise et on apprend à vivre avec », interprète Jean-François Duval, adjoint au maire, conquis.

Imaginaire

« Un film dont l’imaginaire nous a emportés », avoue Jan Kounen pour le Jury, et de conclure  : « Décerner un prix, c’est célébrer un auteur qu’on a hâte de revoir ». Une suggestion qui ne sera pas tombée dans l’oreille d’un sourd.

« Films barrés, sales et touchants »

La 21e édition a rempli son rôle en offrant son lot de films « barrés, sales et touchants » comme l’avait souhaité Jan Kounen en prenant la présidence du Jury.

Mais pour finir en beauté, une note sensuelle et baroque, le film hors compétition « Kiss of the Damned » de la Californienne Xan Cassavetes.

Une histoire de vampires

Djuna, une belle et séduisante vampire,  succombe aux avances de Paolo, un trop humain scénariste. Les ennuis commencent avec l’arrivée de la sœur de Djuna, la cynique et perverse Mimi, qui tente de séduire Paolo, mettant en péril l’ensemble de la communauté vampire …

Mondes parallèles

Le scénario n’a rien de transcendant, mais s’attache à créer une atmosphère hors du temps. Un monde qui oscille entre la normalité et un univers électrique où tout est exacerbé, sensualité, bestialité, déchirement…

Avec un esthétisme épuré, bande son interpellante et un montage audacieux, le film pourrait receler un vrai potentiel, mais l’histoire s’enlise. Si les personnages sont bien esquissés, le déroulement est attendu et on lâche le fil.

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