Girecourt-sur-Durbion – SOS commerces !

B.Boulay 29 juin 2014 0
Girecourt-sur-Durbion – SOS commerces !

L’accès au village est encore possible mais la pancarte « Route barrée » décourage les clients, qui s’organisent ailleurs. Les commerces accusent une baisse catastrophique de leur chiffre d’affaires. Ils sont ouverts, accessibles, ne les lâchez pas !

Les travaux entrepris obligent à la fermeture du pont et les déviations évitent Girecourt-sur-Durbion. Ils vont durer jusque mi-août.Les commerces de la commune tirent la sonnette d’alarme. Ils restent ouverts ! Leurs produits ont toujours la même qualité, mais si leur chiffre d’affaires descend trop bas, ils ne pourront pas tenir et continuer à faire vivre le village.

Les commerces sont toujours accessibles

« J’ai perdu 20 000€ en 2 semaines, c’est une catastrophe ! On est en pleine saison ! », déplore Stéphane Huard, gérant des établissements Triboulot, pépiniériste- horticulteur-fleuriste. Il en est à noter chaque client qui se présente ! « Les travaux, il faut les faire, mais la signalétique n’est pas suffisante pour nous, poursuit-il. On ne voit plus de clients d’Épinal. Comme la route est barrée, ils pensent que nous ne sommes plus accessibles. On a fait une promotion avec une réduction à 50%, sinon on ne verrait plus personne».

Une signalisation renforcée

Un client parti est souvent un client perdu. Le conseil général a mis en place une signalétique mais elle ne suffit pas. Peut-être qu’une signalisation renforcée valorisant l’ouverture et l’accessibilité sans difficulté, pourrait aider ces commerces, qui perdent déjà de toute façon la clientèle de passage déviée ? « Et c’est une route passante ! Maintenant, avec la déviation, il n’y a presque plus de  voiture. Mon fils peut jouer en toute sécurité sur la route », regrette-t-il encore.

Chiffre d’affaire en berne !

Il pointe son chiffre d’affaires du samedi seulement 900€, alors que l’année dernière il était de 3900€ : « C’est qu’il y a un problème ! », insite-t-il. Mercredi à 15h, il n’avait comptabilisé que 7 clients pour sa journée.

Plus de clients d’Épinal ni de Bruyères

Même son de cloche chez Jean-Pierre Mary, le boucher charcutier. « On ne voit plus du tout les clients qui viennent du coté de Bruyères. Avant, ils s’arrêtaient en allant sur Épinal. Avec le pont fermé, il faut qu’il fasse un tas de détours, ils ne s’embêtent pas pour une tranche de jambon ! Heureusement que je suis en tournée 4 jours par semaine ! ».

Commerces en péril

Pour lui, l’équilibre est compromis, puisque les mois de juillet-août sont habituellement des mois de fort passage et donc des mois où le chiffre d’affaire grimpe. « Le problème, c’est que c’est le nombre qui fait le chiffre car ce sont souvent de petits achats. » Il semble que l’impact des travaux s’étende jusqu’à la boulangerie de Fontenay et même, à la pharmacie de Deyvillers.

 

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