Grand Est – L’agence territoriale d’Épinal est inaugurée !

B.Boulay 11 juillet 2017 2
Grand Est – L’agence territoriale d’Épinal est inaugurée !

La nouvelle agence territoriale est située 40, quai des Bons enfants. Elle compte 1200m2 pour ces 18 agents, avec une vingtaine de bureaux, 3 salles de réunion, un espace d’exposition et un centre de ressources. Avec ce relais décisionnel, la Région gagne une proximité pour les habitants du territoire.

Chaque agence disposera de 4 pôles.

4 pôles

  • Le pôle construction et entretien du patrimoine, dont les lycées
  • Le pôle vie des lycées pour gérer les agents techniques dans les lycées, présence, remplacement, congés …
  • Le pôle développement territorial
  • Le pôle transport scolaire et interurbain

De la réactivité et de l’efficacité

Elle apporte la garantie que toutes les questions peuvent être traitées localement avec des solutions adaptées. L’objectif est d’apporter aux habitants plus de réactivité et d’efficacité. Une agence répond à 450 000 habitants, compte environ 20 lycées et encadre 450 agents.

Un maillage de 3 maisons et 12 agences

La Région comptera donc 3 Maisons de la Région à Strasbourg, Châlons en champagne et Metz et 12 Agences territoriales (installées d’ici la fin de l’année). A Épinal, la direction est confiée à Nicolas-Vincent Darré, secondé par 4 chefs de pôle : Thierry Chapelier pour la construction et patrimoine, Pascal Didier à la Vie des lycée, Karine Cathelain au développement territorial et Guy Malaise aux transports. Ayant racheté le bâtiment de Vosges Matin, elle loue à l’auto-école et au journal, les locaux qu’ils occupent dans les étages.

Une proximité qui fait une place aux Vosgiens !

Une organisation saluée par Michel Heinrich, maire d’Épinal, qui se réjouit de voir en un an et demi, une Région en état de marche ! « Je n’imaginais pas que ces grands calendriers soient tenus », avoue-t-il, mais il se félicite de cette proximité, qui fait une place aux Vosges et aux Vosgiens au même titre que les autres départements. Et d’ajouter : « Nous ferons tout pour l’intégration des agents qui arrivent dans les Vosges. Nous avons ici une qualité de vie extraordinaire, des potentialités énormes et j’espère qu’ils deviendront à leur tour, des fervents défenseurs de notre territoire ! ».

Additionner nos synergies

« Cette grande région a suscité bien des inquiétudes, reconnait François Vannson, président du Conseil départemental, la crainte étant que notre petit département ne soit un peu trop éloigné de Strasbourg ! Mais cette agence l’ancre sur le territoire. Nous avons besoin de mutualiser et d’additionner nos synergies en toute intelligence« .

C’est la Région qui vient à vous

« Je voudrais honorer la mémoire de Philippe Seguin, enchaîne Philippe Richert, président de Région. Il n’était pas partisan de la décentralisation, pas plus de la régionalisation ! La Région, il n’en voyait pas l’utilité, surtout quand il lui fallait faire 2h de route pour aller à Metz avec des routes qui n’étaient pas celles d’aujourd’hui ! Ce lundi, on assiste à un retournement de situation, ce n’est plus Épinal qui va à la Région, mais la Région qui s’installe au plus près ! ».

Un maillage efficace

« Beaucoup craignaient une forte centralisation avec une aussi grande région qui fait 2 fois la Belgique,  poursuit-il, mais ce n’est pas ce que nous avons voulu ! C’est l’efficacité qui nous le commande, parce que les compétences qui sont les nôtres, formation professionnelle, lycées, transport, CFA, … doivent être traitées au plus près ».

Plus d’investissement, moins de fonctionnement

« Ce que nous avons aujourd’hui, c’est une crise de représentativité. Les gens ne voient plus l’intérêt de vivre ensemble et de développer une société collective. C’est à ça que nous devons répondre, reprend-il. Dans une collectivité, ce qui est important, c’est le fonctionnement. Nous n’avons pas le droit d’être en déficit et c’est ce qu’on dégage en fonctionnement qui nous permet d’investir. S’il n’y a pas d’excédent, il faut emprunter. Nous avons fait remonter la marge brute de 17,7% à 18,6%, donc le budget d’investissement augmente et nous avons diminué le fonctionnement ».

Des négociations possibles

« Pour la SNCF, le prix du billet couvre 25% du coût du transport. Le reste est payé par la Région. Nous avons réussi à mettre 200 trains de plus ( de 1450 à 1675) pour 10M€ de budget de moins (de 430M€ à 420M€). Nous avons repris la ligne 4 et d’ici 2 à 3 ans, nous aurons rééquilibré cette ligne ». D’ici fin 2017, la Région aura 19 Régiolis tout neufs fabriqués chez elle.

Des prix tirés

De même, pour le très haut débit, le branchement revient entre 100 et 120€, parce qu’elle a lancé un appel à projets pour 7 départements et que tout le monde se bouscule pour y répondre, parce que ça représente un volume important. La Moselle qui n’a pas voulu suivre a un coût de branchement à 450€.

Au service du territoire

« Cette mise en oeuvre a été compliquée, mais aujourd’hui nous sommes capables de répondre au mieux pour les compétences qui sont les nôtres, sans attenter aux identités des différentes anciennes régions. Nous voulons redonner confiance aux citoyens, être efficaces dans le service aux citoyens et pour nos territoires« , conclut le président de Région.

 

2 commentaires »

  1. Levert 11 juillet 2017 sur 7 h 59 min - Reply

    Bonjour,
    je dois être candide, ingénue un peu simple, car je pensais que les grandes régions c’était pour diminuer le fameux millefeuilles, moins de strates, moins d’agents publics, moins de frais … et il y aura certainement la création de cette même agence dans les autres départements de notre région…
    Suis-je aigrie, non, c’est l’état qui paie…
    Ah ! j’ai oublié, l’état c’est nous…

    • B.Boulay 11 juillet 2017 sur 15 h 22 min - Reply

      Vous avez raison, mais les 2 ( moins de strates et de la proximité) peuvent être complémentaires. Ce n’est pas multiplier les agents, c’est les répartir sur les différents secteurs. Et comme Philippe Richert le faisait remarquer dans l’article quand on pèse 5,5 millions d’habitants, on intéresse les opérateurs et on peut négocier des prix intéressants. Il donnait l’exemple de la SNCF plus 200 trains pour un budget de 10M€ de moins, ou du coût de raccordement 100 à 120€ au liey de 450€ en Moselle, qui n’a pas rejoint l’offre groupée.
      Si vous avez lu les chiffres communiqués, le coût de fonctionnement a baissé et la marge a augmenté permettant de réinvestir dans des projets. Donc les premiers résultats financiers semblent plutôt intéressants.

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