Grand Est- Une agence territoriale à Épinal pour l’automne !

B.Boulay 2 septembre 2016 0
Grand Est- Une agence territoriale à Épinal pour l’automne !

C’est au lycée Georges Baumont à Saint-Dié que Philippe Richert a présenté les orientations Grand Est de cette rentrée. « Si la convergence est actée, elle se préparera sans précipitation », annonce le président de Région. Avec un budget  de 1 milliard d’€ pour 216000 lycéens, soit 41% du budget global, la formation est une priorité ! ».

 » Rien n’est pire que la rupture ! défend Philippe Richert. Il annonce une gestion en continuité. « Ce qui ne veut pas dire ne rien changer mais ce n’est pas non plus juste l’addition des politiques ! ». La région Grand Est parie sur la formation. Elle y met 41% de son budget, parce que l’avenir du territoire se joue à travers sa jeunesse. « Grand Est est la région qui est allée le plus loin, le plus vite », pour répondre à la demande gouvernementale des 500 000 formations supplémentaires, qui visent à sortir les demandeurs d’emploi de l’impasse.

Tous numériques !

Le président de région annonce qu’il veillera à l’équité territoriale, mais en donnant plus à ceux qui ont moins et moins à ceux qui ont plus « parce que c’est comme ça que je vois les choses ». 1er objectif pour 2016-2017, tous les lycées seront connectés à la fibre. Pour la maintenance, la région prévoit une réponse généralisée. Le Grand Est a 358 lycées dont 244 établissements publics, 114 privés sous contrat et 106 centres de formation professionnelle.

Prendre le temps d’harmoniser les pratiques

Cette année, la région Grand Est a préféré garder des politiques différentes pour l’accompagnement des familles et les tarifs de transport, car les élus n’étaient pas prêts. L’équipe n’est en place que depuis 8 mois. « Cette année, pour le transport, c’est une opération blanche, précise encore Philippe Richert, on reprend les dépenses, mais également les ressources. Il n’y a pas d’augmentation de la part de la région et on prendra le temps d’harmoniser les pratiques. C’est quand même un budget de 250 à 300M€ ». Une autre question encore non tranchée : faut il des livres numériques ou pas ? C’est moins de poids, mais plus d’écrans…

Les travaux dans les Vosges

3 axes sont privilégiés : l’amélioration du cadre de vie, jeunes citoyens engagés et soutenir le développement économique. Les lycées, c’est 5,2Millions de m2 à gérer et 163,5M€. Dans les Vosges, 12M€ sont consacrés à la restructuration de l’externat du lycée Lapique à Épinal, 3,5M€ pour l’internat et le plateau technique du lycée Mendès France à Contrexéville et 6,5M€ pour la réhabilitation de l’internat du lycée Jean-Baptiste Siméon Chardin à Gérardmer.

Une agence territoriale pour les Vosges

Pour gérer au plus près les lycées, 12 agences territoriales (et 20 sites) seront créées d’ici la fin de l’année. Pour les Vosges, il y en aura une à Épinal pour l’automne. Elles géreront les bâtiments, les agents techniques, les formations, le développement économique et les transports scolaires et interurbains. « C’est plus qu’un bureau, précise Philippe Richert, il y aura un directeur et 10 à 20 personnes ». L’idée est de gérer au plus près, de remplacer vite les absents et d’offrir aux personnels des possibilités d’évolution.

Entreprendre et développer une pensée critique

La région encourage les Minis entreprises, les Olympiades des métiers, qui permettent aux jeunes de mieux connaitre le monde de l’économie. Justement le lycée Georges Baumont a décroché le titre de champion de France pour le concours des Minis entreprises et s’est classé 4e au niveau de l’Europe ! Elle favorise la mobilité européenne, internationale ou transfrontalière, l’engagement citoyen et le service civique pour s’approprier des valeurs, l’accès à la culture et le devoir de mémoire. « Nous sommes une région marquée par l’histoire et les tragédies et nous voulons donner aux jeunes les balises pour décrypter l’information et développer une pensée critique basée sur l’humanisme et le respect de la démocratie ».

Développer des passerelles

Proche de l’Allemagne , la région Grand Est envisage un projet de bilinguisme. Il s’agirait de faire les cours en Allemand dès la maternelle. La Moselle et l’Alsace pourraient être des sites expérimentaux. « L’Allemand est une langue de proximité et d’insertion professionnelle », approuve Gilles Pécout, recteur du Grand Est, qui confirme l’aval de l’Éducation nationale. Autre priorité : que l’apprentissage devienne une formation d’excellence, qu’on travaille plus l’orientation et qu’il y ait des passerelles entre les formations et l’apprentissage, entre les métiers et l’enseignement général.  « La parole ne suffit pas ! », insiste le président de région.

Plutôt des ajustements !

Quant à la réforme des lycée, rien ne presse ! « Plutôt que de réformer, mieux vaut faire des ajustements« , décrète Philippe Richert. Il est certain qu’après les collèges, la réforme des lycées va suivre ! Mais pour l’instant, l’objectif, c’est la jeunesse et l’emploi ! »Il y a tellement de demandeurs d’emplois que l’on ne peut pas être dans la concurrence entre territoires et institutions, on ne peut être que dans la complémentarité pour tenter de sortir de la crise »,  conclut Gérard Cherpion, vice président en chargé de la formation.

 

 

 

 

 

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