Thaon-les-Vosges : Insertion, 25 ans d’Espoir !

B.Boulay 12 octobre 2012 0
Thaon-les-Vosges : Insertion, 25 ans d’Espoir  !

 

« En 25 ans, les heures de travail effectuées ont été multipliées par 16. Ce formidable développement n’a été possible que grâce au dévouement et à la qualité de travail de nos salariés » se réjouit le président, Henry Lamy. Ce sont eux que nous fêtons aujourd’hui ! ».

L’Espoir créée par le maire Bernard Juteau en 1987, pour aider les personnes de sa commune, a pris de l’essor et l’assurance. « Ce sont 200 personnes par an pour 60 000 h à 70 000h de travail».

Des petits boulots aux services à la personne

«Des petits boulots qui ne demandent pas forcément une grande qualification, nous avons basculé dans l’ère des services à la personne », analyse le président. Ce qui  impliquait la nécessité de former le personnel.

Bien adapté aux personnes qui souhaitent un travail à temps partiel, le service à la personne l’est un peu moins pour des personnes meurtries par la vie et éloignées de l’emploi. D’autres actions prennent alors le relais. « Starter » dure 9 semaines et propose un chantier. Ce stage s’adresse aux jeunes déscolarisés et/ou désocialisés. Le tutorat, lui, est une bonne formule pour transmettre des savoir-faire. « Ce sont des passerelles pour raccrocher soit un emploi, soit une formation », précisent Dominique Chilte, formateur, et François Robert, encadrant technique.

Mais le grand atout d’Espoir, ce sont les relations ! Rendus méfiants par des expériences difficiles, les salariés apprécient d’être accueillis et valorisés. Avec Espoir, ils se sentent compétents et savent qu’ils peuvent trouver de l’aide auprès de l’équipe (9 personnes).

Avec Espoir depuis 2007

Zohr Mouth arrive toute pimpante. Elle travaille depuis 2007 avec Espoir.

Passée par divers métiers, tissage, cuisine et service dans le bar de son ami, service à la personne auprès d’une mamie qu’elle  a accompagnée jusqu’au bout, elle finit par se présenter à l’Association. Elle fait du ménage chez des particuliers. « J’ai commencé par 4h,  et  comme les gens étaient contents de moi, le bouche à oreilles a fonctionné », explique-t-elle. « J’étais avec des gens sympathiques, qui me faisaient confiance. Ils me laissaient même les clés, quand ils partaient en vacances. A l’Association, ils sont tous très gentils et je me sens bien à travailler pour eux ».  Dans quelques mois, Zohr Mouth prendra sa retraite et elle avoue qu’ils lui manqueront tous.

Tremplin

Tony, 18 ans, est serveur, et ce soir, il travaille pour l’Espoir. Son problème ? La mobilité ! Il lui faut payer son permis et une voiture, pour pouvoir postuler sur des postes de la région. L’Espoir est son tremplin. Il lui faut juste un coup de pouce.

Coté employeur

Lucienne trouve que ce n’est pas si facile de trouver la bonne personne, quelqu’un à qui  donner sa confiance et qui accepte de faire le travail comme on souhaite qu’il soit fait. Après avoir arrêté son contrat avec l’ADMR, elle a adhéré à Espoir. « Les débuts ont été difficiles », raconte-t-elle. Les mimiques sont expressives. « Il y en a même une qui, profitant que je ne voyais pas très bien, m’avait compté ½h de travail en plus. Comme j’avais signé sa feuille, j’ai dû payer !». Elle s’en rappelle encore, et de la personne qui avait oublié de venir aussi !  Un peu échaudée, elle a demandé à l’équipe de trouver quelqu’un de fiable. « Ils sont là pour régler ces problèmes ». Depuis, elle est satisfaite du duo qu’elle forme avec sa salariée et elle apprécie cette stabilité retrouvée.

 

 

 

 

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