Épinal – École numérique Simplon, coder l’avenir !

B.Boulay 5 février 2016 0
Épinal – École numérique Simplon, coder l’avenir !

L’école numérique Simplon est lancée. Elle s’installera au Centre des affaires de la Chambre de commerce, qui abrite l’Institut lorrain du numérique et le bâtiment Totem LOR’nTECH. Un écosystème numérique prêt à couver ses futurs développeurs. La première session est ouverte pour 24 stagiaires. La formation démarrera le 11 avril pour 6 mois.

« L’économie numérique est l’un des rares leviers susceptible d’insuffler de la croissance dans notre pays, déclare Gérard Claudel, président de la CCI. Tous les secteurs d’activité sont concernés. Chaque entreprise doit accomplir sa révolution numérique, si elle veut résister et se développer et cela nous concerne tous« .

Un écosystème numérique

Le bâtiment Totem LOR’nTECH est un espace convivial et collaboratif. Il comprend 2 espaces de coworking, un espace détente, une salle de réunion et un hall d’exposition. « Notre objectif est de permettre aux créateurs et chefs d’entreprises de favoriser la création de projets collaboratifs ». Les start-up peuvent y louer des bureaux à tarifs préférentiels et y trouvent un réseau d’experts prêts à les accompagner.

15000 emplois de développeurs en France d’ici 2015

Avec le cluster Image et Numérique Grand Est et le Fab lab de Saint-Dié-des-Vosges, le maillage s’enrichit. Le terrain est prêt pour accueillir la nouvelle formation Simplon de « développeurs d’applications web et mobile ». « D’ici 2018, 15 000 emplois de développeurs devraient être créés ». Un enjeu que le territoire a saisi avec l’ambition de faire de l’économie numérique, un des axes prioritaire du développement du territoire.

Une démarche d’innovation sociale

« Il n’y a que 13 métropoles labellisées French Tech », rappelle Michel Heinrich, maire d’Épinal en précisant qu’Épinal et le Sillon Lorrain ont parié depuis longtemps sur le numérique. « Nous investissons dans les entreprises numériques qui s’installent sur le territoire, insiste-t-il. Nous prenons des risques. Notre projet d’école numérique s’inscrit dans une démarche d’innovation sociale et veut agir sur l’emploi et la qualification ».

20% de jeunes des quartiers et 30% de femmes

Simplon.co est un réseau de fabriques sociales du numérique, qui propose des formations intensives pour apprendre à créer des sites web et des applications mobiles, pour en faire son métier. La formation s’adresse prioritairement aux jeunes de moins de 25 ans, non-diplômés ou peu diplômés. 20% seront issus des quartiers de la ville. L’objectif est aussi d’intégrer 30% de femmes, qui pour l’instant, sont sous-représentées dans ces métiers et d’ouvrir la formation aux chômeurs en reconversion.

Une formation gratuite

Le recrutement est lancé. Les candidats peuvent s’inscrire jusqu’au 9 mars sur le site simplon.co/je-candidate. Pas de limite de diplôme, ni d’âge, mais de la motivation et le goût du numérique. La formation est gratuite pour les stagiaires. Elle est financée pour un montant de 228 000€ par la Communauté d’agglomération d’Épinal avec un cofinancement État sur les politiques de la ville. « Je souhaite que cette formation révèle les potentialités des jeunes des quartiers. C’est un des enjeux de notre politique publique« , défend Michel Heinrich.

Une mayonnaise locale

« Le numérique peut faire peur, mais c’est surtout un formidable levier, complète Frédéric Bardeau, président et co-fondateur de Simplon.co. Le numérique peut se développer partout, même en milieu rural. C’est une méthode qui s’ancre localement avec une mayonnaise locale et qui permet de faire se rencontrer des mondes qui ne se côtoient pas d’habitude, les entrepreneurs, les enfants, l’insertion, … « 

80% ont du boulot dans les 3 mois

« L’ordinateur n’est qu’une machine et c’est l’homme qui prend la main », poursuit-il. Le 11 avril, les 24 stagiaires sélectionnés se lanceront dans l’aventure pour 840h sur 6 mois. Le concept est relativement récent, mais 17 écoles existent déjà, 36 formations sont labellisées. Les premières statistiques donnent 80% de stagiaires qui trouvent un travail dans les 3 mois et 100% dans les 6 mois.

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