Mirecourt – FMS : « Nos missions dépendent des procédures »

B.Boulay 25 août 2017 0
Mirecourt – FMS : « Nos missions dépendent des procédures »

Suite à la réunion du 22 août, qui visait à définir et délimiter les missions de chaque intervenant, la ville de Mirecourt a décidé de rompre l’accord avec la FMS (Fédération médico-sociale). Pour Sébastien Martinet, directeur et Isabelle Collin, adjointe, le problème vient de la méconnaissance des obligations liées à chaque procédure.

« Les différents cadres d’accueil définissent nos missions et l’accompagnement mis en place. Il ne sera pas le même en CADA (centre d’accueil des demandeurs d’asile, en ATSA (Accueil Temporaire Service de l’Asile) en CAO (centre d’accueil et d’orientation) ou en HUDA (hébergement d’urgence des demandeurs d’asile). Chaque procédure est cadrée. C’est compliqué ! Les familles de Mirecourt sont en ATSA et c’est le Ministère qui nous donne notre feuille de route« , expliquent les 2 responsables.

« Ces familles voulaient partir »

« Nous n’avons pas besoin de l’accord du maire pour déplacer des familles, mais de l’accord du Ministère, et quand des logements se libèrent, nous proposons aux familles qui le veulent, de se rapprocher des villes principales. C’est ce que nous avons fait pour les familles de Mirecourt et celles qui sont parties, le voulaient, assurent-ils. D’ailleurs sur les 3 familles syriennes qui ont obtenu très rapidement le statut de réfugiés, 2 ne sont pas restées à Mirecourt. Elles rejoignent leur communauté« .

Accepter le refus des familles

Difficile en l’absence des familles de savoir s’il y a eu oui ou non, des pressions quant à l’avancement de leurs dossiers. Le Collectif de Mirecourt prétend que oui, la FMS dit que non. Du coup, les familles sont tiraillées entre 2 influences contradictoires. « Il faudrait que les associations qui aident les familles, apprennent à accepter que les familles leur opposent un refus. Elles en ont le droit et elles peuvent choisir d’autres directions que celles prônées par les associations. La famille russe a besoin de soins. Elle est suivie à Épinal et s’est rapprochée de l’hôpital« , poursuit Isabelle Collin.

Un dialogue de sourds

Mais pour que la mairie en arrive à rompre un accord, c’est forcément qu’il y a des « crispations » beaucoup trop importantes pour continuer ainsi. Les divergences durent depuis plus d’un an, notamment autour de la scolarisation. La FMS trouve que les associations empiètent sur leur mission. Les associations de leur coté estiment qu’elles répondent à une demande qui n’est pas assurée par la FMS. Ce qui interpelle, c’est que la FMS est mise en cause par plusieurs associations sur des secteurs différents.

Il reste la famille albanaise

La FMS assure qu’elle respectera la volonté de la commune. Mais il reste la famille Albanaise, qui attend une réponse la semaine prochaine. Elle ne doit pas payer les pots cassés ! « Il y a de fortes présomptions pour qu’elle soit déboutée, parce que en ce moment, très peu de familles Albanaises sont régularisées, reprend Isabelle Collin. Si c’est le cas, elle recevra un courrier de la FMS pour lui demander de quitter le logement, pour laisser la place à d’autres familles. C’est la procédure. Il faudra qu’elle fasse appel au 115″.

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