Mirecourt – Plus d’accord avec la FMS pour le suivi des réfugiés !

B.Boulay 24 août 2017 1
Mirecourt – Plus d’accord avec la FMS pour le suivi des réfugiés !

Mardi 22 août, le maire, Yves Sejourné rencontrait la Fédération médico-sociale (FMS) pour discuter du suivi des familles de réfugiés hébergées à Mirecourt, mais aucun compromis n’a été possible. La ville a rompu l’accord passé avec la FMS pour l’accompagnement des réfugiés.

En 2015, la ville de Mirecourt avait répondu favorablement à l’appel de l’État pour accueillir des réfugiés, comme plusieurs villes du départements. 2 familles syriennes sont arrivées et ont obtenu rapidement leur statut de réfugiés. Puis sont arrivés des Albanais en juillet 2016. Cette famille attend une réponse la semaine prochaine. Enfin des Kosovares partis sur Épinal et des Russes arrivés en février.La ville avait un accord avec la FMS pour la prise en charge et l’accompagnement des familles de réfugiés.

Un Collectif des réfugiés de Mirecourt

« Ces familles sont parfaitement intégrées et personne ne comprend pourquoi on veut encore les exiler ailleurs », proteste Claude Normand, porte parole du Collectif des réfugiés de Mirecourt, qui s’est constitué avec toutes les associations qui travaillaient avec les réfugiés accueillis. Le Collectif comprend le Secours populaire, le Secours catholique, les restos du coeur et la vie ensemble.  Il s’est créé le 28 juillet suite à la décision de transférer les familles de Mirecourt à Épinal.

Elles ne voulaient pas partir

« A part le père Kosovar qui estimait qu’il y aurait plus d’opportunités de travail à Épinal, les autres familles ne voulaient pas partir. Les Russes et les Albanais ne voulaient pas  aller à Épinal. Ils devaient partir fin août mais la 1ère famille, la famille Kosovare est partie le 16 août ».

C’est compliqué !

« Depuis le début, les relations avec la FMS sont compliquées, explique Claude Normand. Les associations ont dû combler les carences de la prise en charge. Les appartements étaient équipés à minima et l’accompagnement était aussi au minimum. Mais la FMS n’appréciait pas qu’on intervienne ». D’où la nécessité de redéfinir les missions et la place de chacun.

Le maire demande une concertation

Le 1er août, le maire avait fait savoir qu’il n’était pas d’accord avec le déménagement de cette famille russe et il avait demandé une réunion de concertation avec les dirigeants de la FMS et le collectif.  Cette réunion était prévu le 24 août, mais le déménagement de la famille russe devait se faire le 23 août. Le maire a demandé à ce que la réunion ait lieu avant la date prévue pour le déménagement.

Pas d’accord !

Elle a finalement eu lieu le mardi 22 août avec Sébastien Martinet, directeur, Isabelle Collin, adjointe de la FMS et Claude Normand du Collectif des réfugiés. Mais aucun accord n’a pu être trouvé entre la commune, les associations et la FMS. L’accord avec la FMS pour l’accompagnement des réfugiés est rompu.

Mobilisation

Les Russes ont 3 petits enfants. « Nous sommes allés les rassurer et nous avons appris qu’ils venaient de signer un papier pour donner leur accord à un déménagement le 22 août. On a mobilisé les gens devant l’immeuble mardi matin pour marquer notre désaccord ». Ils sont partis aujourd’hui.

Il reste la famille Albanaise, qui elle, n’a pas signé d’accord et attend une réponse la semaine prochaine. « Le père entraîne au foot, le garçon est un des leaders de l’équipe de foot, la mère s’occupa du jardin. S’ils partaient contre leur volonté, ce serait le tollé général ! « Le collectif va concentrer son aide sur cette dernière famille et attendre les prochaines qui pourraient arriver.

Un commentaire »

  1. Claude Normand 24 août 2017 sur 16 h 33 min - Reply

    Une précision: le Collectif Solidarité Réfugiés Mirecourt n’est pas composé d’associations mais d’individus qui peuvent avoir des engagements associatifs. Cela dit, les 4 associations citées auxquelles il faut ajouter l’Association du Café participatif l’Utopic ont travaillé depuis 18 mois avec la Mairie pour aider et intégrer les 5 familles de demandeurs d’asile qui sont arrivées à Mirecourt.

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