Mory-Ducros – Golbey c’est fini au 31 janvier !

B.Boulay 24 janvier 2014 0
Mory-Ducros – Golbey c’est fini au 31 janvier !

Pendant que la Fédération nationale des syndicats de transport de la CGT était en pleine négociation sur le plan social, les salariés de Golbey se préparent à la fermeture de leur agence, comme Metz,(57), Eclaron (52), Mulhouse (68) et Besançon (25) pour le Grand Est.

« Nancy poursuit mais procède à 28 licenciements », complète Michel Soulier,  Délégué CGT de l’agence de Golbey. Pour Mory-Ducros, il n’y a qu’un seul repreneur, Arcole industrie, qui est déjà  actionnaire du groupe Mory-Ducros, mais qui impose un vrai ménage sur toute la France. Le grand Est perd 250 à 300 postes et 5 agences. Ce n’est pas rien !

34 licenciés à Golbey

L’Agence de Golbey fermera au 31 janvier comme les salariés le craignaient. Un seul poste sera déplacé sur Nancy, les 34 autres personnes seront licenciées. Évidemment, les Golbéens ne sont pas vraiment satisfaits des accords obtenus. Bien sûr, ils auront 7000€ d’indemnités supra légales en plus des indemnités obligatoires, et ils ne « cracheront » pas dessus, mais ils perdent leur emploi, alors que leur agence était bénéficiaire. La plupart d’entre eux, ont toujours travaillé dans le transport.

Rendez-vous semaine prochaine au Ministère des transports

Les salariés bénéficieront comme l’impose la loi du contrat de sécurisation professionnelle et ils seront prioritaires sur certaines offres de reclassement ou d’emplois.  La réunion qui doit préciser les conditions concrètes de ce reclassement, aura lieu la semaine prochaine au Ministère des transports.

245 personnes de plus reprises

Sur les 5000 salariés actuels, 2145 seront repris au lieu des 1900 prévus au début, soit 245 personnes reprises de plus obtenus grâce à l’acharnement des négociateurs. Les salariés de Golbey, eux, n’auront pas cette chance.

Arcole met 21M€ non prévus pour le plan social

Le plan social disposera de 30M€ pour 2850 personnes licenciées, dont 21M€ qu’ Arcole a finalement accepté de « mettre au pot » après les négociations. En plus des 7000€ d’indemnités supra légales, les licenciés bénéficieront d’une allocation temporaire dégressive, de 300€ maximum par mois pour compenser la perte de salaire entre le contrat de sécurisation professionnelle (obligatoire) et leur salaire antérieur et cela pour une durée de 2 ans.

Cellule de reclassement pas limitée dans le temps

Le budget de formation devrait être renforcé et la cellule de reclassement devrait travailler sans limitation de temps jusqu’à ce que chaque salarié ait trouvé une solution satisfaisante pour lui. Mais pour les Mory de Gobey, c’est une piètre compensation !

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