Prévention – La culture, une clé pour que les jeunes s’ouvrent au monde

B.Boulay 2 février 2018 0
Prévention – La culture, une clé pour que les jeunes s’ouvrent au monde

Khadija a rejoint l’équipe de Jeunesse et culture depuis novembre, pour proposer des projets et accompagner les jeunes dans une ouverture à la culture, pour qu’ils se familiarisent avec le langage, qu’ils aient des projets et qu’ils ne soient pas seulement dans la consommation.

« Nous allons voir des films, mais nous travaillons pour qu’ils aient un regard critique, détaille l’animatrice, qui est chargée de connaitre l’offre pour pouvoir la proposer aux jeunes et les amener à participer aux ateliers de la BMI ou à une visite au musée.

Travailler sur ce qui leur fait peur

Khadija leur ouvre également un espace expression avec la fabrication d’une Newsletter hebdomadaire en interne. A Charmes, pour lutter contre le décrochage scolaire, 8 collégiens et 8 adultes réalisent de courtes vidéos pour découvrir les lycées parce que les jeunes décrocheurs participent rarement aux portes ouvertes. « Nous travaillons sur ce qui leur fait peur, explique-t-elle, pour qu’ils apprivoisent leurs craintes ».

L’expression à la Une !

Elle réalise une web radio avec des 6 filles au centre social Léo Lagrange. Elles y parlent musique, cinéma, théâtre sans avoir à maitriser leur image. Elles s’amusent à comparer l’expression française et le langage de la rue et une fois par trimestre, un débat est organisé pour les jeunes avec le centre social Bitola et la Fédération des Oeuvres Laïques.

Des Haïku 3.0

Sur la formule 3.0 des haïku (poèmes japonais courts), elle propose des petites vidéos courtes en 3 séquences et à 3 c’est mieux pour casser l’isolement. En projets des reportages et travailler sur une identité visuelle, peut-être un logo pour demain ?

Un facteur de cohésion sociale

Ces projets sont financés avec l’aide de sponsors, mais insiste Stéphane Viry, « ce n’est pas de l’argent perdu, c’est un coût social évité ». « La prévention spécialisée est un facteur de cohésion sociale, renchérit Patrick Nardin, 1er adjoint à la ville d’Épinal qui a été le premier président de l’association, ce n’est pas un long fleuve tranquille ! ».

L’entreprise doit redonner au territoire

« Mais vous êtes des ambassadeurs convaincus et convaincants, conclut Gilles Simoncini, délégué territorial d’Engie. Une entreprise doit être rentable, mais elle doit être acceptable et acceptée. Elle doit redonner une partie de sa richesse au territoire. Nous ne sommes pas des prédateurs ! ». Il signe une convention de financement avec l’Association et finance une partie du poste de Khadija en tant qu’adulte relais.

 

 

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