Ravenel – « Ne laissez pas mourir la psychiatrie ! »

B.Boulay 19 janvier 2018 0
Ravenel – « Ne laissez pas mourir la psychiatrie ! »

« L’hôpital Ravenel au dire des auditeurs aurait la plus belle offre de soins pour le secteur rural, mais loin de conforter ce fleuron, on le détricote ! ». Les personnels en colère ont envahi ce matin, la commission médicale avant de défiler dans la rue !

« On n’est pas dans la rue à perdre de l’argent pour le plaisir, défend Éric Dos Santos, délégué CGT. On veut juste que cette branche de la santé ne meurt pas ! ». Un ecentaine ed personnels était mobilisée.

Jusqu’à la CME !

C’est la 1ère fois que les manifestants envahissent une commission médicale d’établissement. « Mais c’est aussi la 1ère fois qu’une commission médicale accepte avec résignation une telle baisse de budget !», rétorquent les syndicats. Contrainte, la commission a entendu leurs arguments et promis d’y réfléchir.

On détricote les unités

« Le Centre médico-scolaire de Bruyères qui accueille des adolescents en souffrance va fermer. Les familles n’ont pas été prévenues, pas plus que les infirmières. Il n’y a pas eu de réunion du Comité technique d’établissement, pas plus du conseil de surveillance. Il n’ y a pas eu de discussion avec les partenaires sociaux ! » S’insurgent les syndicalistes.

40 postes  doivent être supprimés

Pour eux, le nivellement se fait par le bas pour des raisons financières. On va fermer l’unité Prévert qui disposait de 25 lits. « C’est une unité de moyen séjour pour la réinsertion, mais on oublie qu’elle sert de secours pour toutes les autres qui saturent ». Ils contestent que le budget soit amputé de 2,5M€, qu’on supprime 40 postes et que l’intérim concerne 164 personnels sur 1140, à un moment où les Français ont le plus besoin de soutien !

L’intérim, une déqualification des métiers

L’intérim, c’est une déqualification des métiers. « Tous les établissements psychiatriques de France se révoltent, poursuit Éric Dos Santos. C’est impossible d’accompagner les malades dans de telles conditions. On y laisse notre santé, parce qu’on a quand même de la conscience professionnelle. Ce n’est pas un métier qu’on fait pas hasard ! A force de baisser l’offre, de supprimer des antennes, il pourrait ne plus y avoir de psychiatrie active ».

Ils l’ont fait !

Mais les syndicalistes remarquent que l’établissement Vinatier à Lyon vient d’obtenir 864K€ suite à leur mouvement. La prochaine fois ce sera les vosges  !

http://www.actu88.fr/ravenel-on-en-a-marre/

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