Sauvetage en montagne – Exercice de nuit au dessus de Saint-Maurice-sur-Moselle

B.Boulay 13 novembre 2015 0
Sauvetage en montagne – Exercice de nuit au dessus de Saint-Maurice-sur-Moselle

Exercice de nuit aujourd’hui pour les binômes du secours en montagne. Cette fois-ci, ce sont des équipes de 3, 2 gendarmes et 1 pompier, pour tester leur maîtrise de l’orientation, de la recherche de personnes en difficulté et du sauvetage en milieu escarpé et périlleux juste avant l’hiver.

17h, petit rappel de ce qu’on met dans le sac, prévoir un bivouac improvisé d’une nuit, une couverture de survie, un équipement adapté à la météo, gants, chapeau et raquettes s’il neige, quelques barres de céréales et de l’eau. Et bien sûr, carte, boussole et lampe frontale. Il faut aussi prévoir une corde, des sangles, un baudrier et des mousquetons. 25 gendarmes et une dizaine de pompiers sont prêts à tester leur efficacité.

2 personnes disparues près du lac de Presles

17h30, le scénario est communiqué. Une femme vient d’appeler. Son fils est parti courir du coté du lac de Presles. C’est un triathlète et il prend les chemins. Ne le voyant pas revenir, son père est allé à sa rencontre. Aucun des deux n’est rentré et la femme s’inquiète.

6 équipes passent le secteur au peigne fin

Un Poste de commandement est installé dans la caserne. La zone à passer au peigne fin est divisée entre 6 équipes composées de 2 gendarmes et 1 pompier. A chacune son secteur ! Première étape, étudier l’itinéraire pour prévoir les dénivelés, le temps de montée et la difficulté du terrain. Il faudra avaler les dénivelés de nuit dans les bois, juste éclairé d’une frontale.

Les 2 véhicules retrouvés

Les première équipes partent en reconnaissance, pour préciser la zone. L’équipe Alpha a trouvé une voiture C4 et un trafic avec à l’intérieur, des chaussures basses, des affaires de montagne et un tee-shirt. Ça semble correspondre aux véhicules des personnes recherchées. Le tee-shirt devrait aider le chien du Peloton de surveillance et d’intervention de Saint-Dié à retrouver une piste. Et ces éléments précisent la zone de recherche. L’équipe cynophile part à son tour.

Visibilité réduite

Avec les radios, les positions sont communiquées régulièrement au PC, qui peut réorienter les missions en fonction de l’avancement des recherches. Les équipes arpentent les sentiers, frontales sur la tête et carte à la main. De temps en temps, elles appellent. La voix peut porter. Dans les sous-bois, il fait nuit noire ! Les chemins sont boueux avec le débardage. Les pierres roulent sous les pieds, les branches parsèment le sentier. Et les frontales balaient un rayon trop court pour vraiment voir quelqu’un, qui ne se manifeste pas.

Le père est repéré

Les équipes scrutent pourtant les chemins et font un retour au PC. Parfois, les chemins ne correspondent pas entièrement aux cartes topographiées. Finalement, le père âgé de 39 ans est repéré. Les équipes les plus proches convergent vers lui pour le médicaliser et l’évacuer. Les dénivelés sont avalés en accéléré. La pente est raide. La victime a chuté 20m en contrebas du chemin. Sa tête a tapé contre l’arbre et elle présente une fracture ouverte de la cuisse. Une équipe a installé une main courante de cordes. Le blessé rejoint a été sanglé à l’arbre, jambe immobilisée et une perfusion de solution glucosée est installée.

Des manoeuvres rendues très délicates en pente escarpée

Les sauveteurs attendent qu’une  autre équipe apportent la civière pour évacuer le blessé. Une fois la manoeuvre effectuée en plein pente entre deux arbres, et le blessé bien sanglé, il faut décider du choix de l’itinéraire d’évacuation. Par en bas avec la pente et le risque de glisser ou par le haut en remontant cette même pente. Tyrolienne ou portage vers le haut ? Après évaluation des données, ce sera par le haut.  Le blessé pris en charge, les autres équipes repartent à la recherche du fils de 19 ans. Il a été entendu, il faut le localiser. Les équipes de réserve sont en route.

 

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