Agriculture – De la colère à la Positive attitude !

B.Boulay 8 mars 2016 0
Agriculture – De la colère à la Positive attitude !

Les difficultés se cumulent : la crise dure, le gouvernement tâtonne et la Grande région doit s’organiser ! Mais la chambre d’agriculture adopte la positive attitude. Elle espère une régulation et croit fermement à une sortie à la crise. Prête pour la grande Région, même pas peur !

« Le Salon de l’agriculture est terminé. Les Vosges y ont bien tenu leur place. C’est un grand moment de communication pour vendre le département et notre agriculture, déclare Jérôme Mathieu, président de la chambre d’agriculture. On a eu un peu moins de chance avec nos élus, mais c’est comme ça. On n’a pas de visibilité et il faut qu’ils comprennent que ça suffit ! On en a assez des discours. On veut des solutions, des actes, retrouver de la régulation, des contrats, des prix et des engagements sur la durée. On ne veut pas uniquement des plans de soutien, on veut vivre de notre métier et pérenniser l’élevage. »

Il n’y a pas qu’une seule solution !

Pendant une semaine, les exploitations ont reçu les élus et les professionnels. « On a montré la diversité de nos agricultures, des fermes robotisées ou non, des circuits courts ou non, avec des bâtiments neufs ou non, il n’y a pas qu’une solution !  s’enflamme le président. Qu’on arrête de nous faire croire qu’il n’y a qu’une réponse. Il y a plusieurs solutions ! Un seul modèle, c’est ne pas respecter les envies des hommes et des femmes qui font l’agriculture. Chacun doit pouvoir choisir son système et en vivre ».

Garder le cap tous ensemble

« La situation est compliquée, reconnait Jérôme Mathieu, mais soit on dit qu’on est foutu, soit on réfléchit ensemble pour identifier les situations les plus difficiles et les aider à passer le cap. Soit on continue le lobbying au plan national et international et on inscrit l’agriculture dans des stratégies européennes ». Il a choisi la positive attitude ! Tous ensemble, continuons à garder le cap tous ensemble, à être optimiste et à porter nos valeurs ». Daniel Gremillet, sénateur, a expliqué les principaux points de sa loi sur la compétitivité de l’agriculture qui avait été rejetée et doit être représentée le 23 mars.

Si on vient d’investir, on souffre !

Alors 800 vaches est-ce trop ou pas assez ? Pour la confédération paysanne, c’est beaucoup trop pour trop peu d’emplois. Pour les troupeaux allemands, c’est tellement peu. « Aujourd’hui, ce n’est pas le choix du système intensif ou non qui importe mais où on en est dans l’installation. Si on vient d’investir, on souffre ! », assène Jérôme Mathieu. Une analyse qui ne convainc pas les partisans d’un système plus proche des équilibres naturels.

Un budget en baisse, des emplois en moins

Le budget 2015 s’élève à 7,36M€. Il diminue de 108K€ par rapport à l’année dernière. Le fonctionnement reste stable avec des efforts sur la consommation d’énergie, les consommables, les intérimaires et même le nettoyage. « Nous avons aussi diminué les prestataires extérieurs et fait des économies sur la communication, explique Anne-Marie Rieu, directrice de la Chambre d’agriculture des Vosges.

Un résultats positif

« Par contre, les frais de déplacements ont augmenté, parce que nous avons de plus en plus d’interventions en appui technique dans les exploitations, poursuit-elle. Pour parvenir à l’équilibre, il a fallu passer de 77,39 équivalents temps plein à 75,68. Les subventions ont baissé de 57,§K€, la capacité d’autofinancement perd 158k€ et le fonds de roulement baisse de 805K€. Le résultat affiche un bénéfice de 32, 65K€ réaffecté sur le compte 2016.

La grande Région à construire en agriculture aussi

Depuis 2009, 7 postes administratifs ont été supprimés et 7 postes de conseillers ont été réorientés ou supprimés. Mais le dossier de la réhabilitation du bâtiment d’Épinal avance avec la Safer et certainement l’ONF qui doit confirmer son engagement. L’organisation en 3 pôles, Neufchâteau, Épinal et Gérardmer, s’affine. Et la Chambre régionale est en construction. Lydie Saunier et Jérôme Mathieu y représentent les Vosges. « Ce n’est pas aisé, parce qu’il faut travailler ensemble sans gommer nos particularités de terrain et on ne se connait pas ».

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