Collectif des Sans papiers – Laissez-leur un peu de dignité !

B.Boulay 27 septembre 2016 0
Collectif des Sans papiers – Laissez-leur un peu de dignité !

Le Collectif des Sans Papiers était reçu cet après-midi par le nouveau directeur, Michel Pottiez, à la Délégation de la cohésion sociale et protection des populations (DDCSPP). En attendant devant la porte, des sans papiers racontent leur combat. Un peu de dignité et de justice, ça ne coûte pas plus cher !

Armand est marié et père de 2 enfants de 2 ans et 8 mois. Ils viennent d’Albanie et sont logés depuis 2 ans dans une chambre d’hôtel.

Avec 300€ à 4, on tient 15 jours

La famille touche 300€ sous forme de carte carrefour. «  À 4, avec les couches et le lait, on a de quoi vivre 15 jours, puis on n’a plus rien. On va au Resto du coeur et on se débrouille pour faire des petits boulots ou s’arranger avec les amis », explique Armand.

Pas le droit de travailler

L’autre famille, 1 couple avec un enfant lourdement handicapé de 24 ans, Mario. Mario a un récépissé de séjour pour 2 mois. Il est polyhandicapé, mais il a le droit de travailler. Par contre, ses parents n’ont pas ce droit ! Ils ont simplement une autorisation de séjour. Ce couple a une fille installée en Moselle, qui parle très bien le français. Elle est venue aider ses parents et son petit frère pour comprendre les prises en charge médicales et elle a passé la nuit avec eux dans leur chambre au foyer.

Accusés d’hébergement clandestin

« Au matin vers 9h, raconte Jean-Louis Didelot, ils ont vu arriver chez eux, une personne de la FMS (fédération médico-sociale) qui les a accusés d’héberger une personne clandestinement et on leur a coupé les vivres. Une autre femme de 64 ans est partie un jour dan !s le Sud en covoiturage voir son fils. Elle a été mise à la porte   parce qu’elle avait été absente pendant 2 nuits et la FMS a vidé la chambre de ses affaires avant son retour. On leur met tout le temps la pression ! ». Ils parlent aussi de procédures qui n’en finissent pas, de courrier qu’ils ne reçoivent jamais, … de tout ce sur quoi ils butent quotidiennement et qui les met en danger.

Lever tous ces obstacles qui rendent la vie impossible

2 organismes hébergent et accompagnent les demandeurs d’asile, la FMS et ADOMA. « Il y a environ 450 familles dans les Vosges, explique le Collectif. 300 dépendent de la FMS et 150 d’ADOMA ». Mais d’après les témoignages des membres du Collectif, les familles hébergées par ADOMA ne rencontrent aucun problème. Lors de cette entrevue, ils devaient essayer à partir d’éléments concrets de lever tous ces problèmes qui rendent la vie impossible à toutes ces personnes déjà en souffrance du fait de leur vécu et leur déracinement.

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