CCHV – Atelier des territoires, le futur parie sur l’économie verte

B.Boulay 10 décembre 2017 0
CCHV – Atelier des territoires, le futur parie sur l’économie verte

L’atelier des territoires est une étude menée par la DDT 88 et la communauté de communes des Hautes Vosges (CCHV), pour établir une stratégie pour le territoire sur les 20 ans à venir. Le cabinet faisait samedi à Granges-Aumontzey, une restitution du projet.

40 sites ont été retenus par l’État autour de 4 thématiques qui représentent des enjeux nationaux : le littoral, la montagne, les territoires économiques et les territoires en mutation soumis aux risques. La Communauté de communes des Hautes Vosges a été retenue sur la thématique « montagne » à l’heure du changement climatique. L’équipe qui anime le projet associe 3 cabinets : Folléa-Gautier paysagistes urbanistes, Futurbain conseil en programmation et urbanisme opérationnel et Vizea ingénierie développement durable et mobilités durables.

4 étapes de réflexion

La construction de ce projet s’est faite en 4 étapes. La première, le 6 mars, a commencé par faire le tour des sites emblématiques : l’Office de tourisme intercommunal des Hautes-Vosges, Garnier-Thiebaut ou le projet de renouvellement urbain de la commune de Cornimont. Le lendemain, agents et élus ont déterminé les opportunités et les menaces pesant sur le territoire sur différentes thématiques : habiter, travailler, se détendre et se déplacer.

Des ateliers de travail

La 2e étape le 27 juin dernier a permis de dégager des 1ères pistes de stratégie partagée et la 3e étape le 3 octobre, a précisé les axes stratégiques à développer. Cette matinée du 9 décembre à Grange-Aumontzey, c’est une synthèse des grandes orientations qui était présentée.

4 grands axes

Il faudra que l’activité économique et touristique monte en qualité et soit plus ancrée dans le territoire. Des pôles centraux et attractifs devront être recréés dans les villes et villages. Les modes de transports doux ou partagés seront privilégies et les ressources locales devront être préservées et valorisées.

Esprit nature

Les activités s’organiseront autour de l’esprit nature. Il est proposé de créer de circuits thématiques et pédagogiques, d’aménager un musée vivant, d’identifier et de valoriser le tourisme industriel pour le textile par exemple. Les  sports nature (skis à roulettes , pratiques nordiques …) et découverte de la nature feront la force du territoire.

Requalifier les stations

Le projet prévoit de requalifier les stations existantes, d’améliorer l’accueil avec un guichet unique, des navettes, de valoriser les abords des sites touristiques et les paysages liés à l’eau. Les stations de La Bresse et Ventron pourraient expérimenter une labellisation station écologique avec entre autres, des points de vue de lecture du paysage et la création d’une potentielle maison de la forêt au lac de Retournemer.

Moins d’étalement urbain

Il est important d’ouvrir les paysages. Un axe du projet propose de de regrouper les terres agricoles, de soutenir l’agriculture de montagne et d’en faire une force. Il faut également renforcer l’identité architecturale des centres villes, réhabiliter leur attractivité, leur vitalité et animer les espaces publics. Il est question de transformer les friches industrielles et de leur rendre une âme et une utilité et d’organiser en juin 2018 un Festival des arts et en juin 2019, une semaine du paysage.

Moins de carbone

Il s’agit d’initier une économie liée à la transition énergétique, de mettre le cap sur l’économie circulaire autour du bois, de réduire l’éclairage et favoriser les mobilités douces. Pour y parvenir, il faudrait limiter les déplacements en installant une couverture très haut débit, encourager le vélo (voies vertes, bornes de recharge et sites de réparation), les plateformes multimodales (coordination des modes de transport), lancer la location de voitures partagée, l’hippobus .. . On parle même d’aménager un téléphérique urbain …  Enfin, bien sûr, les énergies renouvelables sont au programme avec des petites installations pertinentes et la diversification des essences boisées mieux adaptées au changement climatique.

Des projets déjà amorcés

Des projets sont en cours comme le Pôle d’éco-construction des Vosges et le circuit court du mobilier urbain en bois local porté par le pays de la Déodatie. D’autres concernent l’équipement comme le projet de rénovation de tremplins été-hiver porté par le SIVU, le projet de piste de ski à roulettes à la Bresse, le projet de centre bien-être à Saulxures-sur-Moselotte,  ou l’aménagement comme le projet de route du textile à la Bresse. Des initiatives comme la course roller Ski Romain Claudon à Gérardmer ou «Vosges terre textile fait son cinéma» rendent le territoire plus visible.

Adaptation aux enjeux du futur

Un diagnostic conjoint est en cours de réalisation. Il en émergera une stratégie, elle-même déclinée en fiches actions. « Le projet de territoire doit garantir l’attractivité du territoire en toute saison. Il tirera partie des potentiels de l’économie verte basée sur les ressources locales à gérer durablement (bois, énergie, tourisme vert…). Son objectif est aussi de valoriser l’économie circulaire et les circuits courts pour favoriser l’adaptation du territoire au changement climatique« . Un atelier permanent du projet de territoire animé par la DDT permettra le suivi des réflexions en cours et des études de mobilité (160K€), hydraulique (80K€) et énergétqiue (50K€) sont nécessaires.

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