Sans Papiers – Et si on arrêtait de leur compliquer la vie ?

B.Boulay 26 septembre 2016 0
Sans Papiers – Et si on arrêtait de leur compliquer la vie ?

Le collectif vosgien des sans-papiers, qui s’est doté depuis le printemps d’un support associatif « Asil’accueil 88 », dénonce les incohérences administratives et sociales qui rendent la vie impossible aux demandeurs d’asile. Ses représentants seront reçus à 14h à la Délégation de la cohésion sociale et protection des populations à la Voivre. Le Collectif invite les Vosgiens à se rassembler devant le bâtiment en soutien.

Le Collectif dénonce que le versement de l’aide soit fait pour les 4/5 de la somme par une carte carrefour, un magasin où les produits sont chers et qui ne permet pas de payer la pharmacie ou une carte de bus. Un courrier à été fait à la direction de la Concurrence et des fraudes. Le Collectif pointe également les différences des montants d’aide en fonction des organismes (FMS ou ADOMA), le refus de délivrer des attestations d’hébergement et de ressources nécessaires pour toutes les démarches.

Des faits, des noms des chiffres !

La délégation de la protection des populations (DDCSPP), avait demandé « des faits, des noms, des chiffres ! » Des membres du Collectif avait rencontré Brigitte Lux, directrice  de la DDCSPP, et attendaient des réponses, mais elle est partie sur un autre poste sans les donner. Le Collectif propose d’en amener au nouveau directeur, Michel Pottiez, et de voir comment résoudre toutes ces urgences sociales.

Juste des personnes qui essaient de survivre

« La situation se dégrade. Des couples et célibataires sont à la rue. Heureusement, les familles avec de jeunes enfants sont hébergées. Mais aujourd’hui, on annonce aux personnes déboutées qu’on va leur couper les vivres. Une dizaine de familles du foyer de la rue de Cendrillon, et bien d’autres ailleurs, ont reçu une sommation de quitter les lieux pour le 15 octobre. Nous ne pouvons pas rester sans réagir. Nous invitons les personnes disponibles à se rassembler pacifiquement à l’extérieur du bâtiment pour marquer leur solidarité. Ces personnes essaient juste de survivre« .

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