L’impression 3D crée l’événement au Totem LOR’nTECH !

B.Boulay 10 décembre 2016 0
L’impression 3D crée l’événement au Totem LOR’nTECH !

Ils sont 3 entrepreneurs associés en un Collectif 3D et ils ont voulu créer l’événement vendredi avant les fêtes de fin d’années pour montrer tout ce qu’il est possible de faire avec cette technologie.

Ces 3 sociétés, qui font des objets 3D, 3D Make Art et Cartridge World à Épinal et le Labo 3D à Golbey, ont décidé de faire front commun pour attirer le chaland. Il y avait une atmosphère un peu futuriste vendredi soir dans le hall du centre d’affaires, qui héberge aussi le bâtiment Totem de LOR’nTECH (label numérique). Les 3 chefs d’entreprise y exposaient leurs créations. L’innovation, c’est concret ! L’imprimante 3D en action exerce encore une fascination. Même si le spectacle n’est plus aussi exceptionnel, les gens ne savent pas encore vraiment ce qu’on peut faire avec ces machines.

De la pièce au Design

Maxime Cailliez, Hervé Thieblemont et Étienne Perrin du Collectif 3D étaient là pour tout vous expliquer. « Avec l’imprimante 3D, on peut tout faire, détaille Maxime Cailliez de 3D Make Art, de la réparation de pièce défectueuse qu’on ne trouve plus, à la pièce Design ». L’imprimante utilise du filament PLA (L’acide polylactique) avec lequel on fabrique soit la pièce, soit le moule qui permettra de fondre la création en métal ou alliage par exemple.

Personnaliser chaque objet

« Ça permet de tout faire et de personnaliser chaque objet. C’est très novateur ! », s’enthousiasme Maxime Cailliez. Il crée des objets Design comme des lampes, des vases, ou des statuettes, … Il est par ailleurs formateur de logiciels 3D et complètement à l’aise pour modéliser n’importe quelle commande.

De la prothèse à la 3D

Étienne Perrin affiche pour sa part un parcours différent. Il était prothésiste dentaire, et au moment de la retraite, il a créé son espace de coworking et s’est intéressé à la 3D (qui pointait son nez à défaut de dents …). Il s’amuse à créer des figurines humoristiques à partir de votre visage scanné par une machine qui possède 9 caméras. Une fois modélisé, on choisit la couleur des cheveux, les habits, les coiffes, les styles à partir de 260 modèles qui permettent de personnaliser sa figurine. Il parait que les Asiatiques en sont friands.

Un procédé français

Puis, il les fait imprimer à Sarrebourg (57) à partir de poudre de céramique. « Ça se passe dans une énorme machine avec un bac de poudre, explique Étienne Perrin. Les couches de poudre sont fusionnées grâce à l’énergie d’un laser de forte puissance, et l’imprimante 3D dépose successivement des couches de matériau les unes sur les autres, en suivant les instructions d’un fichier 3D.  Il faut 7h de fabrication pour un objet comme pour 100. Mais le procédé est français. Il vient de Toulouse ».

Des collaborations à venir

Les chefs d’entreprise avouent quelques projets d’avenir en émergence sans en dire beaucoup plus, c’est une autre histoire. « On ne peut plus fonctionner en solo de nos jours, alors des collaborations à venir sont en réflexion » et le bâtiment Totem a pour vocation de stimuler les synergies….

 

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