Retraités – Pas touche à notre code, parce que nous valons mieux !

B.Boulay 10 mars 2016 0
Retraités – Pas touche à notre code, parce que nous valons mieux !

Les jeunes ont protesté hier, les retraités le font aujourd’hui ! Ils se sont battus pour ces acquis sociaux, pas question de voir le gouvernement détricoter ce pour quoi ils se sont battus. « La loi Valls est la pire attaque contre la protection des salariés depuis plus d’un demi siècle« , s’insurgent-ils.

Ils n’étaient que 120, mais ils voulaient être entendus. Ils venaient d’être reçus par le directeur de cabinet du préfet des Vosges, François Rosa, juste avant d’investir la rue. « Nous avons notre mot à dire ! « , insiste Didier Engel, porte parole FSU. « Peut-être avons-nous été entendus ... », complète Jean-Marcel Hingray, CGT.

Les acquis sociaux, c’est sacré !

Des ex salariés qui ont combattu dur pour les obtenir ne peuvent pas les voir foulés au pied ! Ils refusent qu’on leur impose un monde « néo libéral » où le seul gain qui progresse sans cesse est la précarité ! « Se battre pour la revalorisation des retraites est aussi se battre pour notre jeunesse, qui seront aussi retraités un jour ! », rappelle Didier Engel.

Stop à la paupérisation !

L’Intersyndicale, CGT, FO, CFE-CGC, FSU, FGR-FP et Solidaires, refusent d’aller plus loin dans la dégradation de leur pouvoir d’achat. « Il ne faut pas oublier que les Vosges sont un département rural avec de petites retraites, qui n’ont pas évolué depuis 15 ans », scande Jean-Marcel Hingray, CGT. « La dégradation du niveau de vie est considérable ! » renchérit Maxime Nicolazzi, FO.

Une force vive du début à la fin

« Les retraités des Vosges ont travaillé durement toute leur vie mais on ne leur donne pas de médailles d’honneur ! plaisante Jean-Marcel Hingray. A 70 ans on est dynamique, à 90 ans, un peu moins, mais on veut rester digne jusqu’au bout. Nous sommes des consommateurs du coin de la rue. Nous aidons à l’économie locale et nous sommes une force vive de la nation du début à la fin. Sans les retraités, beaucoup d’associations et d’initiatives disparaitraient« .

Retraités ou jeunes, les mêmes intérêts

Ils sont inquiets des perspectives qui se profilent à l’horizon. Les services disparaissent, l’hôpital va être reconstruit à minima et les maisons de retraite sont beaucoup trop chères. « Pour payer nos retraites, il faut encore que de l’argent rentre dans les caisses ! Il faut de vrais emplois pour pouvoir avoir de vraies retraites et qu’on arrête de nous bassiner avec la nécessité de la précarité, c’est du pipeau ! Nous soutenons les jeunes, on a tous les mêmes intérêts », conclut Maxime Nicolazzi. Force est de reconnaitre que le discours est assez unanime des jeunes aux plus anciens…

 

 

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