Sillon Lorrain – Le MMUST pour cet Euro corridor qui bouchonne !

B.Boulay 7 mars 2017 0
Sillon Lorrain – Le MMUST pour cet Euro corridor qui bouchonne !

Le Sillon lorrain intégrait ce matin les 5 conseillers de la communauté d’agglomération d’Épinal agrandie et débattait de ses orientations, du développement transfrontalier et de l’accès aux Fonds européens.

Le Sillon Lorrain regroupe 4 intercommunalités, Thionville, Épinal et 2 Métropoles, le Grand Nancy et Metz. Premier pôle métropolitain constitué en France, il veut aborder les enjeux du futur avec une vision partagée. Avec l’agrandissement de la communauté d’agglomération d’Épinal passée de 80 000 à 116 000 habitants, il a fallu intégrer ses nouveaux représentants : Philippe Eymard, Michel Fournier, Patrick Nardin, Stéphane Viry et Michel Heinrich.

Une nouvelle dimension du développement stratégique

« Nous nous réjouissons d’avoir un partenariat actif de Thionville aux Vosges, déclare André Rossinot, président du Sillon Lorrain. Nous devenons le symbole d’une unité amicale et d’une façon de travailler originale qui fait école. C’est de la mobilisation des territoires que peut émerger des projets de « relience ». Nous avons une responsabilité qui va bien au delà de la représentation au sein du Grand Est. Nous abordons une nouvelle dimension de développement stratégique avec de nouveaux élus ».

Avec des territoires associés

Pour mailler encore plus en fonction des réalités de territoire, le Sillon lorrain a élargi son réseau à des territoires « associés ». Saint-Dié a été la première communauté d’agglo à signer une convention. Le bassin de Pompey a suivi, puis la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch. Le Sillon lorrain est une structure souple qui compte peu de personnel. Il fonctionne depuis plus de 15 ans avec un schéma concerté d’aménagement pour les territoires, l’université, les hôpitaux. « On en voit bien aujourd’hui la rationalité ! », se félicite le président. L’accent va être porté sur l’internationalisation avec la Belgique et l’Allemagne.

Gérer ensemble les problématiques des transfrontaliers

« Il y a beaucoup de choses qui bougent, nous voulons être une sorte de colonne vertébrale lorraine ». Le Sillon propose d’entamer un dialogue avec les pays voisins, pour réfléchir aux déplacements des populations de part et d’autres de la frontière. »Il y a des problématiques à gérer ensemble comme les transports saturés ou le manque de crèches, mais on manque d’informations de l’autre coté de la frontière« , explique André Rossinot, qui espère trouver des terrains de collaborations.

Influer sur les politiques européennes

Le Sillon fait les yeux doux aux Fonds européens. Il veut se donner les moyens d’influer sur les politiques européennes en étant représenté au sein du bureau du Grand Est à Bruxelles et en faisant du « lobbying » pour la programmation des Fonds européens. Le budget prévisionnel 2017 s’élève à 1,28M€ avec une participation des intercommunalités à hauteur de 1€ par habitant et la poursuite des grands projets : LOR’nTECH , la bibliothèque numérique dont on devrait avoir une version en juillet 2017 et une autre en novembre 2017, le rapprochement des conservatoires et le développement du télétravail.

1,2,3 Go !

Dans le cadre du développement LORnTECH, l’Association Nyuko entre en jeu avec une démarche « 1, 2, 3 Go » portée par 15 partenaires de la Grande région (dont la Wallonie, la Rhénanie-Palatinat, le Grand duché du Luxembourg et la Sarre), qui vise à propulser les projets numériques innovants à rayonnement international. Elle bénéficiera d’une subvention de 20 000€.

MMUST contre les bouchons aux frontières

« Actuellement, on assiste à un véritable embouteillage des frontières et la situation ne cesse de se dégrader, constate Dominique Gros, maire de Metz. Il y a quelques années, on s’est dit Alléluia ! il y a le Luxembourg et ça nous a sauvés, mais aujourd’hui, les ressources ne sont pas suffisantes ». L’idée du projet MMUST (modèle MUltimodal et scénarios de mobilité transfrontaliers) est de développer un outil de prévision des déplacements des biens et des personnes au niveau transfrontalier, pour que chaque État frontalier soit en capacité d’organiser la mobilité en adaptant l’offre de transport. « La perspective, c’est 20 000 camions supplémentaires vers le Sud ! ».

Un projet de 3,2M€

5 opérateurs de projet sont impliqués, l’Agape, Liser, Cerema, MDDI, et université de Namur et 7 opérateurs méthodologiques, DREAL, Wallonie, Grand Est, ToniCités, le pôle métropolitain du Sillon lorrain, la Rhénanie-Palatinat Ministère de l’économie des transports, MDDI département de l’aménagement du territoire. Le périmètre s’étend de la province du Luxembourg belge, au Luxembourg en passant par le Nord Lorrain. Le projet coûte 3,2M€. Un dossier a été déposé auprès de la Grande Région pour une subvention de 1,9M€. Le comité de présélection se déroule au printemps 2017 et le comité de sélection en automne. Le Sillon Lorrain n’aura pas à participer au financement du projet. Par contre, il se positionne par rapport aux enjeux.

 

 

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