Démantèlement de la jungle de Calais – 21 bus pour le Grand Est et 107 personnes pour les Vosges

B.Boulay 24 octobre 2016 0
Démantèlement de la jungle de Calais – 21 bus pour le Grand Est et 107 personnes pour les Vosges

Le démantèlement de la jungle de Calais a commencé par la répartition et l’organisation des départs des migrants. La préfecture de Bas-Rhin annonce l’arrivée de 7 bus lundi, 3 mardi et 8 mercredi dans la région Grand Est. 107 personnes sont arrivées dans les Vosges à Épinal et Saint-Dié. Mercredi, il y aura une arrivée à Monthureux-sur-Saône.

760 personnes ont été accueillies depuis lundi parmi lesquelles 18 familles. 40 mineurs sont arrivés jeudi en Meurthe-et-Moselle. Tous les migrants qui devaient rejoindre la région Grand Est suite au démantèlement de la jungle de Calais, sont désormais arrivés.

Par département

l’Aube : 81 personnes ;
La Marne : 67 personnes ;
La Haute-Marne : 78 personnes ;
La Meuse : 86 personnes ;
La Meurthe et Moselle : 118 personnes ;La Moselle : 50 personns;
Le Bas-Rhin : 57 personnes ;
Le Haut-Rhin : 51 personnes ;
Les Vosges : 107 personnes
Les départements des Ardennes et de la Moselle seront concernés par des arrivées ultérieures au cours de cette semaine.

Une majorité de personnes d’origine soudanaises

La grande majorité des migrants accueillis sont de nationalité soudanaise (83% des personnes accueillies). « Les services de l’État de la région Grand Est ont fait le choix de créer des structures d’accueil à taille humaine, identifiées en parfaite concertation avec les élus locaux pour garantir les meilleures conditions d’accueil à des personnes qui fuient les guerres et les persécutions », précise le communiqué.

De la solidarité  et de l’humanité

Les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) sont intégralement financés par l’État. Leur gestion, leur encadrement sont confiés à des associations expérimentées. « Ce dispositif relève de la solidarité nationale. Il répond à un objectif humanitaire permettant de mettre à l’abri des personnes qui se trouvaient en situation de grande précarité à Calais ».

Le temps d’intégrer les dispositifs

Depuis ce début de semaine, des travaux étaient réalisés pour préparer cette arrivée dans l’ancienne gendarmerie de Monthureux-sur-Saône. Ce centre dispose de 40 à 45 places. Les villes de Gérardmer et Épinal s’étaient également portés volontaires. Cet accueil est temporaire. Il doit permettre aux acteurs associatifs d’aider les migrants à constituer un dossier de demande d’asile. Une fois, la procédure enclenchée, les personnes accueillies seront réorientées vers les Centres d’accueil de demandeurs d’asile.

Besoin qu’on leur tende la main

Mais ces quelques mois de présence repeupleront des villages qui ont tendance à se dépeupler. La consommation d’une quarantaine de personnes stimulera l’économie locale pour peu que les commerces puissent proposer des gammes de produits abordables et répondant à leurs besoins. Ces personnes vivaient dans des conditions tellement difficiles qu’elles ont surtout besoin d’humanité, de compréhension pour ce qu’elles ont traversé, d’un sourire encourageant et d’un peu de sécurité. Jusqu’à ce joue, elles ont été exclues, rejetées et entassées dans les bidonvilles de la jungle de Calais.

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