Mattaincourt – Débrayage à Ekipa, ça coince pour les salaires !

B.Boulay 27 février 2018 1
Mattaincourt – Débrayage à Ekipa, ça coince pour les salaires !

P3G industries, ex MVM Parisot à Mattaincourt vient d’être lauréat du Prix Ulysse 2018 pour son spectaculaire redressement. Mais la direction veut diminuer le coût salarial. Ce que les salariés ne peuvent évidemment accepter ! Ils débrayaient entre 12 et 14h à Mattaincourt et à Saint-Loup-sur-Semouse (70).

La direction a annoncé qu’elle ne toucherait pas aux salaires de base, mais d’après les délégués syndicaux, elle propose de ne plus payer les heures de pause actuellement incluses dans la convention collective.

Ne plus payer les pauses repos

« C’est 20 minutes par jour. On devrait travailler 78h en plus par an », s’insurgent Pascal Ferrard délégué CGT et Bertrand Brard secrétaire général du Comité d’entreprise et FO. Les accords d’entreprise prévalent et permettent de remettre en cause la convention collective qui intégrait ces pauses dans le temps de travail.

Payer moins les heures sup et les rendre obligatoires

Actuellement, les salariés sont volontaires pour travailler le samedi chaque fois que nécessaire, parce que les heures supplémentaires sont payées 25 à 50% en plus, mais toujours d’après les représentants, la direction ne veut plus les payer que 10% en plus et elle souhaite les rendre obligatoires. Nouveau tollé ! Pour la CGT et FO, il y a unanimité sur le sujet. Pas question de ne pas payer les heures supplémentaires à leur juste valeur et il est hors de question de rendre les heures supplémentaires obligatoires !

C’est de la provocation !

La direction envisage également de revenir sur les primes, l’intéressement et de geler les salaires pendant 2 ans. « On perdrait 1500€ environ par an, commentent les délégués. »Pour moi, c’est de la provocation ! déclare Pascal Ferrard, délégié CGT. C’est juste la volonté de casser les 35h, parce qu’il n’y a pas vraiment d’intérêt économique à faire ça« . Le son de cloche est similaire pour FO.  » En 2016-2017, le résultat était de + 373K€ sur l’année. Fin décembre en 8 mois, il était déjà de + 542K€ ».

Négociations salariales au programme de l’après-midi.

EKIPA fabrique des cuisines pour Conforama, Castorama et But et le carnet de commande est plein. La direction semble vouloir compenser la montée en heures prévisible par la baisse du coût salarial. Les négociations salariales avaient lieu l’après-midi même à 16h après le comité d’entreprise et les salariés espèraient bien mettre la pression pour que la direction recule sur ces propositions, dans la mesure où les 2 sites de Mattaincourt et Saint-Loup-sur-Semouse ont débrayé en même temps.

Un commentaire »

  1. ferrard 27 février 2018 sur 20 h 59 min - Reply

    Bel article. Merci

Commentez l'article »