Pavatex – Des panneaux qui ont le vent en poupe !

B.Boulay 11 mai 2017 0
Pavatex – Des panneaux qui ont le vent en poupe !

Pavatex rachetée par Soprema, organisait aujourd’hui, une journée portes ouvertes pour la presse, histoire de faire le point un an après le rachat. Leader en Europe pour les panneaux isolants en fibre de bois, Pavatex surfe sur l’évolution de la demande vers des matériaux durables.

Pavatex, société Suisse née en 1932, possède 2 usines, Cham en Suisse et Golbey créée en 2013. Cham utilise un procédé de fabrication par voie humide et produit 40 000 T/an, Golbey un procédé par voie sèche pour un potentiel de 45 000 T/an. Rachetée en 2016 par Soprema, la société a réalise aujourd’hui 80M€ avec 200 personnes, dont 50 sur Golbey. Ses marchés se partagent entre l’Allemagne, la Suisse et la France.

Un marché de niche pour 2 majors

« La société a commencé avec des panneaux de fibre pour emballer du papier, puis elle s’est rendue compte de l’utilisation possible de ce matériau isolant et a développé les panneaux isolants dans les années 1980« , rappelle le directeur France. Le marché de l’isolation en fibres de bois représente 280M€ en Europe, 40M€ en France et affiche une croissance de 10% par an. Or il ne reste plus que 3 sociétés qui produisent ces panneaux en fibres de bois en France avec 2 majors Saint-Gobaine et Sopréma (qui a racheté l’année dernière les 2 usines Pavatex).

Avec du bois local et la vapeur de Norske Skog

L’usine de Golbey représente le site le plus performant au niveau européen. A partir des déchets de scierie, des plaquettes de bois local ( dans un rayon de 150km), elle fabrique ses panneaux isolants sans eau, en étant économe en énergie parce qu’elle récupère la vapeur en excédent émise par l’usine voisine Norske Skog et recycle plus de 20% de l’énergie utilisée. Le rejet de poussière est 10 fois inférieur à la norme grâce à un filtre électrostatique humide et elle recycle ses déchets bois dans le process.

Des services partagés

Le fait de sous traiter et partager des services, comme l’approvisionnement bois (40 000 T/an pour Pavatex et 250 000T / an pour Norske Skog), l’électricité, la vapeur, la station d’épuration pour ses effluents aqueux, l’accueil, le gardiennage, permet à Pavatex un coût de production particulièrement compétitif.

Un bilan carbone positif

Pavatex propose des produits biosourcés malgré un pétroliant (mais biodégradable) qui polymérise les fibres, avant de les presser pour obtenir la densité voulue (de 30mm à 300mm). « On évolue vers une réglementation qui prend en compte le bilan carbone et Pavatex marque des points ! Les panneaux écartés de la production pourront bientôt être broyés et réintroduits dans le process pour aller vers le « zéro déchets ».

Des panneaux qui isolent du froid comme du chaud

Pavatex a choisi une certification européenne Keymark pour ses isolations toiture, plancher et façades et elle garantit la durabilité de ses produits. « Avec 40 ans de recul pour le procédé humide, je n’ai pas connaissance de problème, affirme Jean-Michel Grosselin. Les panneaux ont une très bonne résistance mécanique, isole au froid comme au chaud, sont étanches à l’air et offre une excellente résistance au feu ».

Une bonne qualité de l’air et une isolation acoustique satisfaisante

Les panneaux Pavatex sont réputés pour la bonne qualité de l’air intérieur et une isolation acoustique intéressante. « Nous sommes les seuls à répondre aux critères très exigeants de haute qualité environnementale de Nature Plus. Chaque m3 de bois évite l’émission de 98kg de CO2″. Ce sont des panneaux Pavatex qui assurent l’isolation du refuge du Goûter sur le Mont blanc, qui s’est vu décerner le « Green Bulding Solutions Award », ou plus proche, la rénovation de logements sociaux du Toit vosgiens à Fraize avec une diminution des charges de 150€/an/habitant.

 

 

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