Sécurité – Exercice grandeur nature à la Mauselaine avec Sinus !

B.Boulay 26 septembre 2015 0
Sécurité – Exercice grandeur nature à la Mauselaine avec Sinus !

Un festival de musique regroupe 3000 participants, quand soudain vers 18h30, une voiture folle percute la foule ! C’est l’affolement général. Il y a de nombreuses victimes. Un scénario qui est l’occasion pour les pompiers, les Forces de l’ordre, la Protection civile, la Croix rouge et les service de l’État de vérifier que les procédures de secours sont parfaitement rodées et efficaces.

Dès que l’alerte est donnée, le dispositif Orsec-Novi (nombreuses victimes, c’est-à-dire plus de 10 personnes touchées) est déclenché par le préfet. C’est lui qui dirige le centre opérationnel départemental.

Hystérie et bousculade

Les premières équipes de secours arrivent sur place et évaluent le désastre et les risques. Il y a déjà une personne décédée, et 39 personnes à secourir. La voiture folle a provoqué une onde de choc et il faut gérer une hystérie générale, des bousculades, des crises d’angoisse.

Premier relais et accès bloqué

Le poste de la Croix-rouge installé pour le Festival sert de relais pour les secours qui s’organisent avec les premières équipes de pompiers. Les gendarmes coupent l’accès à la station pour laisser libre champ à la circulation des véhicules d’intervention et de secours.

Premier état des lieux

Des renforts sont demandés. Les équipes de secours les plus éloignées arrivent. 7 personnes sont à secourir en urgence absolue, 8 en urgence relative et 23 personnes dites « impliquées », c’est-à-dire choquées. 5 médecins sont sur place. 19 psychologues arrivent et sont briefés par le médecin pour prendre en charge les victimes et leurs familles.

L’outil Sinus testé

Les postes médicaux et postes de commandement sont installés en un temps record. Le commandant Thibault Dupuis est à la tête des opérations de secours. Les premiers soins ont été donnés. C’est là qu’entre en scène l’outil Sinus (système d’information numérique standardisé). « Il est utilisé depuis 2007 sur Paris, suite aux incendies dans les grands hôtels, explique le Colonel Richard Aguié, Chef d’État major de zone. Il a été étendu à l’Ile de France en 2013 et il est testé maintenant en zone Est. Il est déjà utilisé dans l’Aube ».

Un bracelet avec un code barre relié à un fichier numérique

Il s’agit d’un bracelet avec un code barre. Ce numéro est rattaché à un fichier informatique que tous les intervenants peuvent lire et une fiche médicale rattachée. Ce qui permet d’avoir  le décompte exacte des victimes et de l’évolution de leur état. La préfecture est donc en capacité de répondre aux familles qui cherchent à savoir ce qui est arrivé à leur proche et de leur dire le suivi médical et psychologique qui est donné à chaque victime.

Des moyens mobilisés rapidement

Un hôpital de campagne est organisé pour accueillir les victimes médicalisées qui vont être évacuées par hélicoptère ou par la route. Tous les moyens sont mobilisés. 39 infirmiers, 5 médecins, 19 psychologues, 16 personnels de la Croix-Rouge et de la Protection civile, 25 gendarmes et 150 pompiers sont sur le site en moins d’1 heure.

Perfectionner la coordination et l’efficacité

Si l’humeur est plutôt bon enfant puisque ce n’est qu’un exercice, la mobilisation est réelle. Chacun remplit son rôle. Apparemment, ça roule, même si on peut toujours faire mieux ! Il y a un exercice de ce type par an, en plus de celui du Tunnel Maurice Lemaire. Un débriefing est fait aussitôt en fin de crise et un autre à froid, un mois plus tard. pour perfectionner encore la coordination des différents corps de métier.

 

 

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