Exposition – Voyage du Franc-maçon, une destination mystérieuse…

B.Boulay 17 mai 2017 0
Exposition – Voyage  du Franc-maçon, une destination mystérieuse…

Après 300 ans de franc-maçonnerie dans les Vosges, le musée départemental soulève un coin du voile ésotérique en lien avec les Imaginales. Le voyage initiatique du Franc maçon, les rites et les symboles ont été commentés pour les élus. A découvrir jusqu’au 28 août au Musée départemental.

La Franc-maçonnerie  apparait au Moyen Âge. Les maçons cherchent dans la bible, ce qui est en lien avec leur activité pour leur servir de modèle. Il faudra attendre 1717, pour que 4 loges se fédèrent à Londres et fondent la première Grande Loge. En 1723, elle apporte aux Francs-maçons, le concept de la liberté de conscience, laissant à chacun ses opinions sur la religion, mais les astreignant à être des hommes d’honneur et de probité.

Un socle commun

La Franc-maçonnerie arrive enfin en France en 1725 dans le sillage des britanniques exilés. L’exposition met en avant la maçonnerie du Grand Orient, la seule présente sur les Vosges. « Les plus récentes créées après 1990 n’ont pas d’archives. On observe une diversité dans les rites. Les différentes loges n’ont pas le même rapport au pouvoir, aux femmes, mais elles ont un socle commun« , explique le commissaire. Le franc-maçon doit faire son propre chemin au travers des arcades de la connaissances

Les 5 instruments

« La  société maçonnique comporte une démarche initiatique, qui vise à ouvrir la conscience. Ses membres ont attribué un sens aux 5 outils du maçon : l’équerre symbolise la droiture, le compas, la mesure et le maillet, la force. Elle doit révéler au Franc-maçon des éléments cachés sur le sens de la vie. L’initiation est liée à la philosophie originelle et universelle et lui permet d’apporter un regard plus vrai sur lui-même et sur le monde ». L’homme par le rituel, « se dépouille de tout ce qui obstrue son cheminement pour renaître en homme nouveau avec un regard plus vrai sur lui-même et le monde ».

Les bases de la protection sociale

La plupart des grandes figures fondatrice de la IIIe République, appartiennent à la Franc-maçonnerie. « Ils vont amener le pays à marche forcée de la ruralité conservatrice à la démocratie moderne avec l’école, le suffrage universel et la science. Dans les années 1880-1890, ils élaborent les bases de notre protection sociale moderne ». A cette époque, la Franc-maçonnerie et l’église catholique s’opposent vigoureusement. Le combat pour la démocratie et la laïcité se trouvent liés. « La Maçonnerie est majoritairement masculine. Les loges féminines créées plus tardivement portent surtout sur la connaissance de soi et le savoir« .

Dans les Vosges

La Franc-maçonnerie apparait à Senones avec l’abbé de Chaligny qui fréquentait « Les 9 soeurs » à l’Orient de Paris. Dès 1766, elle est mentionnée à Épinal, mais on n’en trouve pas de trace. On trouve « Le parfait désintéressement » en 1768 à Mirecourt fréquentée par Poullain de Grand prey, « St-Jean de la parfait amitié » à Bruyères initiée par le Comte de Martinprey, plusieurs loges à Neufchâteau et des loges militaires.

 

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