L’ADEMAT reste vigilante, pour elle, rien n’est acquis !

B.Boulay 9 octobre 2017 0
L’ADEMAT reste vigilante, pour elle, rien n’est acquis !

Après le soulagement exprimé par Christophe Naegelen à la suite de son entretien avec le cabinet de la ministre de la santé et le communiqué de l’Agence régionale de santé, l’ADEMAT (Association de défense de la maternité de Remiremont) se veut plus réservée. Pour elle, rien ne garantit que la maternité ait 5 ans de répit ! 

Premier postulat à avoir en tête : l’ARS met en œuvre les choix gouvernementaux en matière de santé.  Donc même si les communicants enrobent la pilule, il faut rester critique ! L’ARS dans son communiqué ne promet pas de maintenir la maternité de Remiremont. L’ADEMAT considère que l’ARS et le gouvernement n’ont pas renoncé à transformer la maternité en centre de périnatalité de proximité, c’est à dire qu’il assurerait les consultations, mais pas les accouchements.

« Complémentarité » ne veut pas dire conserver les accouchements

L’ARS dit qu’il est nécessaire de « promouvoir une meilleure complémentarité entre les établissements de santé ». Pour l’Ademat, c’est qu’elle reste « droite dans ses bottes » par rapport à son projet de départ. « Dans le langage technocratique, cela veut dire réduire drastiquement l’offre de soins et contraindre les usagers de tout le département, pas seulement ceux des vallées du sud Vosgien, à faire toujours plus de km sur la route, à demander des autorisations d’absence de plus en plus longues à leur patron pour aller se soigner, à compliquer encore davantage la vie des familles« , conclut-elle.

Nulle part il n’est dit que la maternité serait pérennisée

Pour l’ADEMAT, que l’ARS soit « consciente des enjeux pour la pérennisation d’une offre de soins publique sur le territoire », ne signifie pas qu’elle pérennisera la maternité  pas plus qu’une présence médicale 24h/24 ! L’ADEMAT dénonce une organisation du déficit par l’attribution des activités médicales rémunératrices à la clinique privée et  les actes non rémunérateurs à l’hôpital.

La santé devient un marché concurrentiel

L’ADEMAT dénonce que la santé devienne une marchandise et les besoins des populations des parts de marché. La crainte de l’association est de devoir un jour aller jusque Nancy pour certaines spécialités médicales, puisque l’ARS parle de renforcer la relation avec le CHRU.

Qui applique la loi Montagne ?

L’ARS mandate un Xième audit qui laisse septique l’association. Cette dernière sollicite que soit ajoutée au Comité de pilotage, le député de Haute Saône également concerné, Christophe Lejeune. Mais qui applique la loi Montagne dont dépend la maternité de Remiremont et prévoit que les centres médicaux d’urgence ne soient pas à plus de 30 mn  ? L’ADEMAT ne relâchera pas sa vigilance !

http://www.actu88.fr/remiremont-la-maternite-gagne-5-ans-de-repit/

http://www.actu88.fr/ars-centres-hospitaliers-il-faut-developper-les-cooperations/

Commentez l'article »